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12/04/2017 08:21 EDT | Actualisé 12/04/2017 08:44 EDT

Chamberland:le 1er mandat contre Lagacé ne contenait aucun article écrit par lui

MONTRÉAL — Dans la première déclaration sous serment qui a servi à obtenir un mandat de surveillance contre le journaliste Patrick Lagacé, cinq articles avaient été déposés au soutien de la demande, mais aucun écrit par M. Lagacé lui-même.

Me Christian Leblanc, qui représente plusieurs médias, a soulevé ce fait, mercredi, lors du contre-interrogatoire de l'état-major du Service de police de la ville de Montréal.

Le premier d'une série de mandats qui ont été autorisés pour obtenir des métadonnées du téléphone intelligent du chroniqueur de La Presse est daté du 19 janvier 2016.

Pour étayer leur demande, les enquêteurs y avaient annexé des articles qui contiennent des informations vraisemblablement obtenues de sources policières. Mais ces articles provenaient d'autres médias, comme TVA et le Journal de Montréal. Aucun n'avait été écrit par M. Lagacé, a souligné Me Leblanc.

Le directeur du SPVM, Philippe Pichet, a répliqué qu'à l'époque, le service de police soupçonnait que M. Lagacé parlait à Félix Séguin, journaliste à TVA et auteur d'un des articles annexés à la demande pour obtenir les métadonnées du téléphone de M. Lagacé.

Données sécurisées

Par ailleurs, le Service de police de la ville de Montréal a assuré que les informations obtenues grâce au mandat avaient bel et bien été «sécurisées».

Didier Deramond, directeur adjoint au SPVM, a tenu à apporter cette précision parce que la veille, l'impression contraire avait été laissée à la commission.

Ces informations sensibles, a-t-il dit, se retrouvent sur un serveur qui n'est pas en réseau. De plus, l'accès y est restreint. Le tout, selon lui, est donc convenablement sécurisé.