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10/04/2017 07:07 EDT | Actualisé 10/04/2017 07:07 EDT

Londres appelle la Russie à cesser de soutenir Assad, jugé «toxique»

RIA Novosti / Reuters
Russian President Vladimir Putin (R) shakes hands with Syrian President Bashar al-Assad during a meeting at the Kremlin in Moscow, Russia, October 20, 2015. Assad made a surprise visit to Moscow on Tuesday evening to thank Putin for launching air strikes against Islamist militants in Syria. Picture taken October 20, 2015. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. IT IS DISTRIBUTED, EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS. TPX IMAGES OF THE DAY

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a appelé lundi la Russie à cesser de soutenir Bachar al-Assad qui est "maintenant toxique dans tous les sens" du terme, avant une réunion avec ses homologues des pays du G7.

"Il est temps pour Vladimir Poutine de faire face à la vérité sur le tyran qu'il soutient", a déclaré Boris Johnson, selon une porte-parole de son ministère. Il rejoint la position des Etats-Unis qui ont appelé dimanche au départ du président syrien.

"Il ne fait aucun doute que l'intervention américaine a changé la donne en Syrie. Nous devons faire comprendre à Poutine qu'il n'est plus temps de soutenir Assad", a-t-il ajouté.

Le président russe "doit comprendre que Assad est maintenant toxique dans tous les sens du terme. Il empoisonne le peuple innocent de Syrie avec des armes qui ont été interdites il y a 100 ans et il empoisonne la réputation de la Russie", a-t-il martelé.

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Samedi, Boris Johnson avait annoncé annuler sa visite en Russie prévue lundi en raison "des développements en Syrie qui ont changé fondamentalement la situation".

"Ma priorité est maintenant de poursuivre le contact avec les Etats-Unis et d'autres à l'approche du sommet du G7 des 10 et 11 avril afin d'organiser un soutien international coordonné à un cessez-le-feu sur le terrain et d'intensifier le processus politique", avait-il indiqué dans un communiqué.

Dimanche, le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a renchéri en affirmant que la Russie était "responsable par procuration" de la mort de chacune des 87 victimes de l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

En réaction, le ministère russe des Affaires étrangères a jugé dimanche que l'annulation de la visite de Boris Johnson confirmait "encore une fois nos doutes quant à la valeur ajoutée d'un dialogue avec les Britanniques, qui n'ont pas de position propre sur la plupart des grandes questions actuelles, et pas d'influence réelle sur le déroulement des événements, se tenant dans l'ombre de leurs partenaires stratégiques".

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