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08/04/2017 11:10 EDT | Actualisé 08/04/2017 11:10 EDT

Des frappes dans la ville où a eu lieu l'attaque chimique de mardi en Syrie

Des avions de combat auraient bombardé samedi la ville syrienne où une attaque chimique contre des civils a fait 87 morts mardi.

C'est ce que soutiennent les activistes de l'opposition syrienne, précisant qu'une femme aurait été tuée et une autre personne blessée.

Selon les comités de coordination locaux, les frappes ont été effectuées par des avions russes.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a d'ailleurs annulé la visite qu'il devait faire lundi en Russie en raison des récents événements en Syrie.

M. Johnson a précisé samedi que la situation en Syrie avait changé "fondamentalement" après l'attaque chimique contre des civils et les frappes des Américains sur une base aérienne de l'armée syrienne.

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Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson prévoit rencontrer les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 en Europe la semaine prochaine avant de se rendre à Moscou.

Les États-Unis tentent d'ailleurs de déterminer si la Russie n'aurait pas participé à l'attaque chimique de mardi. Des membres de l'état-major américain ont indiqué vendredi que peu de temps après l'attaque, un drone, syrien ou russe, a survolé le site.

L'attaque chimique a provoqué une réplique des États-Unis, qui ont lancé 59 missiles sur une base aérienne syrienne, tuant neuf personnes.

Un porte-parole du président russe Vladimir Poutine a soutenu que les représailles américaines infligent un dur coup aux relations entre la Russie et les États-Unis, et dressent un "obstacle sérieux" vers la création d'une coalition internationale contre le terrorisme.

Le président iranien Hassan Rohani a proposé de son côté la formation d'un comité international pour enquêter sur l'attaque chimique. La télévision d'État a cité M. Rohani, qui a insisté pour dire que le comité ne devrait pas être dirigé par des Américains par souci d'impartialité.

"Les pays neutres devraient y aller et analyser pour clarifier d'où venaient les armes chimiques", a-t-il déclaré.

L'Iran est un proche allié du régime syrien de Bachar el-Assad, qui a martelé que ses troupes n'avaient pas utilisé d'armes chimiques.

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