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La clé du succès de Gushue? Sa complicité avec Mark Nichols

Le talent n'est pas la seule raison qui explique les succès de l'équipe de Brad Gushue. La complicité qui existe entre le capitaine et le troisième joueur, Mark Nichols, y est aussi pour beaucoup.

Un texte de Patrick Henri

L’équipe de Brad Gushue est bien installée en tête du classement mondial des équipes de curling masculin, et ce, malgré l’absence du capitaine lors de huit tournois.

Si l’équipe a pu continuer à connaître du succès, c’est grâce à Mark Nichols, qui a remplacé Gushue pendant son absence.

Avec Nichols à sa tête, l’équipe terre-neuvienne est montée cinq fois sur le podium. Ses pires performances: trois cinquièmes places.

Nichols a prouvé qu’il avait tout ce qu’il fallait pour être capitaine, mais quitter l’équipe de Gushue pour former la sienne n’est pas une option qu’il veut considérer.

C’est le meilleur joueur au monde. Pourquoi voudrais-je le quitter?

Des trois autres coéquipiers de Brad Gushue, Nichols est le seul qui était avec lui en 2006, quand il a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Turin, en Italie.

Une amitié de longue date

Gushue et Nichols se connaissent depuis l’école secondaire. Ils se sont affrontés pendant quatre saisons avant de décider d’unir leurs forces en 1998.

« Nous étions deux des meilleurs joueurs de la province et nous savions que si nous voulions être compétitifs, non seulement ici, mais au niveau national, il nous fallait unir nos forces. »

Les deux jeunes joueurs savaient déjà que le curling allait jouer un rôle important dans leurs vies.

Trouver des joueurs prêts à être aussi sérieux qu’eux n’a jamais été une tâche facile.

Au fil du temps, 17 joueurs différents ont complété le duo.

J’imagine que ce n’est pas facile de jouer avec nous.

Mark Nichols admet que Gushue et lui demandent beaucoup à leurs coéquipiers. Pour jouer avec eux, il faut être prêt à faire des sacrifices, ce qui veut souvent dire laisser la famille derrière pendant la saison de curling.

Séparation

Les deux complices ont été séparés durant trois saisons.

En 2011, Mark Nichols avait décidé de prendre une pause. Il trouvait que le curling prenait trop de place dans sa vie.

La pause n’a pas été de longue durée.

J’ai reçu des appels de Jeff Stoughton et Jon Mead qui m’invitaient à me joindre à eux.

En ce début de cycle olympique, l’équipe du Manitoba était à la recherche d’une deuxième pierre.

Nichols avait le désir de vivre à nouveau le rêve olympique et il a pensé qu’avec une équipe comme celle de Stoughton et Mead, c’était possible.

Nichols et sa conjointe ont donc pris le chemin de Winnipeg, où ils ont habité pendant deux ans.

Brad Gushue a très bien accepté la décision de son ami.

Nous étions en reconstruction, avec trois jeunes joueurs. Nous devions réapprendre à gagner. C’était un bon temps pour permettre à Mark de vivre de nouvelles expériences.

Quand l’équipe de Stoughton a échoué dans sa tentative de représenter le Canada aux Jeux olympiques de 2014, Nichols a décidé de retourner à la maison et de reprendre sa place avec Gushue.

Succès immédiat

Dès le retour de Nichols, l’équipe s’est mise à connaître du succès. Gushue, qui n’avait pas remporté un tournoi du grand chelem depuis janvier 2010 a remporté deux des cinq tournois cette année-là.

Lors de la saison suivante, il a pris part aux sept tournois du grand chelem. Il a récolté trois victoires et s’est incliné deux fois en finale.

Cette saison, à sa 14e présence au Brier, Gushue a finalement remporté le tournoi ce qui lui permet de représenter le Canada au Championnat du monde à Edmonton.

Brad Gushue peut difficilement imaginer jouer sans Nichols à ses côtés.

« C’est lui qui fait le lien entre moi, Brett [Gallant] et Geoff [Walker] », mentionne le Terre-Neuvien de 36 ans. « Il sait leur parler et il sait comment me parler, même quand je suis en colère », ajoute-t-il.

La plupart du temps, Gushue et Nichols sont sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la stratégie à utiliser, mais il arrive au troisième joueur de l’équipe de questionner son capitaine.

Je n’aime pas remettre en question ses décisions, mais quand je dois le faire, je mets des gants blancs.

Je sais que lorsqu’il remet en question une de mes décisions, c’est que j’ai probablement tort.

Gushue respecte beaucoup Nichols, il dit même de lui qu’il est l'un des meilleurs joueurs au monde.

Coéquipiers et partenaires

Les deux hommes sont non seulement des coéquipiers et des amis, mais ils sont aussi des partenaires d’affaires.

Ils sont les propriétaires d’une franchise de la compagnie Orangetheory fitness, une salle d’entraînement privée, qui ouvrira ses portes au mois de mai à Saint-Jean de Terre-Neuve.

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