Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

L'usine Résolu de Baie-Comeau est en manque d'amour, selon le syndicat

Le vice-président du syndicat Unifor a répliqué aux propos du pdg de Résolu, jeudi matin, à l'émission Bonjour la Côte.

Christian Gagnon est vice-président du local 375 du syndicat Unifor, qui représente les travailleurs de Résolu à Baie-Comeau. Même s'il en a déjà entendu d'autres, les déclarations du président-directeur général arrivent comme un choc.

« Venant de la part du PDG de Résolu, c'est comme un moyen de pression versus les travailleurs et le gouvernement en vue de la surtaxe, peut-être, de 40% sur le bois d'oeuvre. »

C'est un peu le climat de terreur qui règne avec Résolu présentement.

L'impact d'une fermeture de la papeterie à Baie-Comeau serait énorme pour l'économie régionale, de Sacré-Coeur à Port-Cartier. Quelque 300 emplois dépendent de la Scierie des Outardes et d'Arbec, qui fournissent les copeaux pour la pâte de bois.

Le président-directeur général Richard Garneau, a déclaré cette semaine à Baie-Comeau qu'il envisageait la fermeture de la papeterie en raison d'une performance insuffisante.

« Je veux que ce soit bien compris par toutes les parties prenantes. Je n'ai pas la solution, je ne travaille pas dans l'usine, je ne travaille pas dans la scierie mais je vois les résultats. »

L'usine de Baie-Comeau, elle, manque un petit peu d'amour. C'est ça le problème pour la remettre sur le chemin de la rentabilité.

Il trouve dommage que les chiffres fassent foi de tout pour la direction. « C'est une colonne Excel qui nous gère. »

Christian Gagnon donne pour exemple les économies réalisées grâce au report des programmes d'entretien et la gestion qui est confiée à des intérimaires.

Un retraité qu'on sait qu'il s'en va sur les machines à papier, qui s'en va dans 5, 6 mois, pourquoi pas le sortir pour qu'il transmette de l'expérience aux prochains travailleurs qui vont être là?

Le syndicat estime avoir fait sa part en faisant des concessions à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Un texte de Louis Garneau.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.