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Cannabis: la condition à la légalisation, c'est la prévention, dit Jean Lapointe

A wall of glass jars with metal lids filled with with green marijuana buds and black background
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Toute forme de légalisation du cannabis doit être assujettie à une condition bien précise: le gouvernement doit investir de façon durable dans la prévention de la toxicomanie, estiment la Fondation et la Maison Jean Lapointe.

Et les fonds injectés dans ce but de prévention devraient être puisés à même les revenus fiscaux de la vente du cannabis, demandent les deux organismes qui se consacrent depuis des années à la lutte contre la toxicomanie et l'alcoolisme.

Ils ont fait part de leur position jeudi matin, en point de presse à Montréal.

Selon Jean Lapointe, la légalisation promise par le gouvernement fédéral doit être l'occasion de mieux encadrer la consommation, mais surtout d'assurer le financement de programmes de prévention des toxicomanies, et ce, dès le plus jeune âge.

Car la prévention est la seule façon d'éviter les problèmes liés à la consommation, martèle-t-il.

Et puis, elle a des effets bénéfiques pour toute la société, rappelle Anne Elizabeth Lapointe, la directrice générale du volet prévention de la Maison Jean Lapointe.

"Nous savons aujourd'hui que chaque dollar investi en prévention permet d'économiser dix dollars en coûts sociaux", fait-elle valoir en se référant à une étude américaine.

"Le gouvernement a donc l'obligation d'agir", juge-t-elle.

Depuis 2008, grâce aux initiatives de prévention auprès des adolescents, le pourcentage de jeunes de 12 à 17 ans ayant un problème de consommation est passé de 12 pour cent à 10 pour cent, selon l'Institut de la statistique du Québec, cité par les deux organismes dans un communiqué.

Mais même s'il est question de légaliser le cannabis, pas question de banaliser sa consommation ni ses effets, avertit Annie Papageorgiou, directrice générale de la Fondation Jean Lapointe.

Celle-ci a été fondée il y a 35 ans et sa mission est de recueillir des fonds afin de lutter contre l'alcoolisme, la toxicomanie et les autres dépendances. Elle soutient activement la Maison Jean Lapointe, qui est un centre permettant la réadaptation des toxicomanes.

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