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04/04/2017 03:44 EDT | Actualisé 04/04/2017 03:45 EDT

La rémunération totale des dirigeants de SNC-Lavalin a grimpé en 2016

Neil Bruce, president and CEO of SNC-Lavalin, poses in their head offices in Montreal, November 10, 2015. Bruce said he expects "flattish" revenues next year, as the engineering and construction company prepares to cut costs to help hit 2017 margin targets in a weaker economy. To match Interview SNC-LAVALIN-OUTLOOK/ REUTERS/Christinne Muschi
Christinne Muschi / Reuters
Neil Bruce, president and CEO of SNC-Lavalin, poses in their head offices in Montreal, November 10, 2015. Bruce said he expects "flattish" revenues next year, as the engineering and construction company prepares to cut costs to help hit 2017 margin targets in a weaker economy. To match Interview SNC-LAVALIN-OUTLOOK/ REUTERS/Christinne Muschi

La rémunération totale, qui comprend notamment les salaires de base, les attributions sur des actions et les primes, des membres de la haute direction de SNC-Lavalin s'est établie à 24,5 millions $ en 2016.

Ce montant, qui peut être calculé selon les informations figurant dans la circulaire de sollicitation envoyées aux actionnaires en vue de l'assemblée annuelle du 4 mai, est en hausse d'environ 20 pour cent par rapport à l'année précédente.

Cette progression s'explique toutefois en partie par le montant de 5,7 millions $ octroyé à Alain-Pierre Raynaud à la suite de son départ comme chef de la direction financière en avril 2016. Au total, la rémunération globale de celui-ci s'est établie à 7,1 millions $ l'an dernier, comparativement à 2,2 millions $ en 2015.

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De son côté, le président et chef de la direction, Neil Bruce, a touché une rémunération totale de 6,4 millions $, en hausse de six pour cent sur un an. Son salaire de base a reculé d'environ 17 000 $ pour s'établir à 1,1 million $. La valeur de ses attributions fondées sur ses actions a toutefois grimpé de 19 pour cent, à 3,58 millions $, tandis que sa prime annuelle a été de 1,49 million $, en hausse de 4,8 pour cent.

Chef de la direction financière à la suite du départ de M. Raynaud, Sylvain Girard a vu sa rémunération globale presque doubler, à environ 2 millions $. Il s'agissait cependant de sa première année dans cette fonction, puisqu'en 2015 il était contrôleur général.

Le chef du développement d'entreprise, Christian Brown, a reçu un salaire global de 3,6 millions $, en baisse de 43 pour cent. Contrairement aux deux années précédentes, M. Brown n'a pas reçu de primes incitatives entourant l'intégration de la firme londonienne Kentz, achetée par SNC-Lavalin en 2014 pour 2,1 milliards $.

Par ailleurs, le président du conseil de la firme d'ingénierie montréalaise, Lawrence Stevenson, ne sollicitera pas de nouveau mandat au terme de l'exercice 2017. Il aura passé 18 ans au sein du conseil, qu'il préside depuis mars 2015.

De plus, Benita Warmbold, qui quittera son poste de directrice générale principale et directrice financière de l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada, Isabelle Courville, présidente du conseil de la Banque Laurentienne, et Kevin Lunch, vice-président du conseil de BMO Groupe financier, tenteront de se faire élire au conseil de SNC-Lavalin, qui comprendra 12 membres.

L'élection de Mmes Courville et Warmbold ferait passer le pourcentage d'administratrice à 25 pour cent. La société s'était fixé une cible de 20 pour cent en 2018 en ce qui a trait à la représentativité féminine sur son conseil.

Au cours du dernier exercice, SNC-Lavalin a vu ses profits nets reculer de 37 pour cent, à 255,5 millions $, alors que son chiffre d'affaires a été de 8,5 milliards $, en baisse 11 pour cent. La firme anticipe toutefois une hausse des profits dans la quasi-totalité de ses secteurs d'activité et s'estime en bonne position pour décrocher d'importants contrats.

La multinationale est actuellement en discussions pour mettre la main sur la firme britannique WS Atkins pour environ 3,5 milliards $ CAN, ce qui constituerait la plus importante acquisition de son histoire.


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