POLITIQUE
04/04/2017 04:38 EDT | Actualisé 04/04/2017 04:38 EDT

Enquête sur de mystérieux appareils d'espionnage à Ottawa

Bloomberg via Getty Images
UNITED KINGDOM - JUNE 11: Canadian Finance Minister Ralph Goodale speaks at a press conference in London, England during the G-8 finance ministers meeting, Saturday, June 11, 2005. (Photo by Graham Barclay/Bloomberg via Getty Images)

La police fédérale et les services de renseignement canadiens enquêtent sur de mystérieux appareils d'interception de communications électroniques sur la colline du Parlement à Ottawa, a annoncé mardi le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale.

"L'activité n'implique pas une agence canadienne" et le gouvernement enquête "activement" sur la source des appareils d'interception électroniques de type StingRay découverts autour du siège du gouvernement fédéral, a-t-il indiqué.

Lundi, une enquête des chaînes publiques CBC/Radio-Canada avait révélé que des appareils imitant un relais téléphonique pour intercepter les communications des téléphones qui s'y connectent sont disséminés autour de la colline du Parlement, au coeur de la capitale du Canada.

Le ministre s'est dit "très intrigué de trouver la source" de cette surveillance électronique, tout en mentionnant que le gouvernement canadien utilise parfois cette technologie "dans le cadre de la loi".

Après avoir précisé que les agences de renseignement lui ont confirmé ne pas utiliser ces appareils autour du Parlement, le ministre de la Sécurité publique n'a pas exclu la possibilité de l'utilisation de tels appareils par le crime organisé ou par des sources gouvernementales étrangères.

Certains membres du parlement sont préoccupés par le risque d'espionnage par une puissance étrangère, d'autres gouvernements étant connus pour utiliser ce type de technologie.

Interrogées par la CBC, l'ambassade de Chine et celle de Russie ont nié toute responsabilité, l'ambassade d'Israël a indiqué ne pas être au courant d'une telle surveillance, et l'ambassade américaine n'a pas souhaité commenter.

"Nous voulons être sûr d'aller au fond des choses, d'établir les faits, et la Gendarmerie Royale du Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité sont dans la meilleure position pour le faire", a souligné M. Goodale.

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