POLITIQUE
03/04/2017 01:03 EDT | Actualisé 03/04/2017 03:17 EDT

Le promoteur Christian Yaccarini souhaite une école modèle dans les Shops Angus

asiseeit via Getty Images
Elementary science student using plastic atom model educational toy

Devant le manque criant d’écoles dans le quartier Rosemont, le président de la Société de développement Angus, Christian Yaccarini, a déposé à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) un projet d'école primaire qu’il souhaite novateur dans le quartier Shops Angus de Rosemont.

Écoles surpeuplées, problèmes de vétusté et manque d’entretien, les écoles du Québec vont mal. Des investissements de 655 millions de dollars viennent d’être annoncés par le gouvernement libéral afin d’améliorer ce triste état des lieux. Pour Christian Yaccarini, il faut profiter de ces nouveaux investissements pour poser un regard neuf sur les écoles.

«Je crois que tout le monde se donne le droit de repenser l’école telle qu’on l’a développée depuis les années 1960, a expliqué Christian Yaccarini en entrevue. Il se passe aujourd'hui quelque chose à l’échelle de la province. Il faut saisir la balle. Aux Shops Angus, on a déjà créé un comité de réflexion qui imagine quelle sorte d’école on veut dans le quartier.»

Justement, le promoteur assistait ce weekend à un événement de trois jours sur le thème «Repenser l’école», réunissant le milieu éducatif. Organisé par Credo, une firme de conseil en impact social, l’initiative a ressemblé plusieurs acteurs importants comme des enseignants, des avocats, des architectes, des parents d’élèves, et des représentants du ministère de l'Éducation et de la Commission scolaire de Montréal. Christian Yaccarini y était présent à titre de membre de jury.

«Rien que dans le quartier Rosemont, il manque trois écoles selon les chiffres de la CSDM, a ajouté Yaccarini. Il y a un an, la Commission scolaire est venue me voir pour savoir si l’on souhaitait développer une école sur notre site du Technopôle. On a dit oui.»

Rien de confirmé

Les Shops Angus connaissent un boom résidentiel important, a assuré M. Yaccarini qui rêve d’une école «modèle» en phase avec le quartier comprenant un nouveau cinéma, une ferme maraichère et un complexe culturel.

«Je ne suis pas spécialiste de pédagogie, mais j’aimerais avoir une belle école au niveau esthétique utilisant des matériaux nobles et que le béton soit remplacé par le bois. Quand je parle d’une belle école, je pense au désir des enfants; qu’ils voient d’abord leur école comme inspirante.»

Le promoteur ne veut toutefois pas réinventer la roue en matière d’éducation. «Il faut faire attention aux projets-pilotes. Ce sont des enfants qui sont dedans. Il ne faut pas les prendre pour des cobayes. Alors nous devons bien réfléchir. Bien qu’on ne puisse pas tout réinventer, il y a toujours matière à innovation, en particulier en ce qui concerne les espaces communs dans lesquels la priorité doit être donnée aux élèves.»

Yaccarini tient à s’exprimer au conditionnel puisqu’aucune confirmation d’une construction d’école aux Shops Angus n’a été confirmée. En attendant, les enfants du quartier sont envoyés dans d’autres institutions scolaires de la ville.

«Même s’il y a une volonté de la CSDM d’implanter une école dans Angus, c’est le ministère de l’Éducation qui décide au final. On suit le processus, mais on peut pas attendre dix ans. J’espère seulement qu’on pourra démarrer la construction de l’école dans une douzaine de mois, pour pouvoir l’ouvrir dans trois ou cinq ans.» 

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