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30/03/2017 09:01 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

Traité avec la Chine: le Canada sera maître de son destin, soutient Champagne

OTTAWA — Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, assure qu'Ottawa ne se laissera pas dicter une ligne de conduite par d'autres pays dans ses pourparlers commerciaux avec Pékin.

À sa sortie d'un comité sénatorial où il était venu parler du traité de libre-échange avec l'Union européenne, jeudi, il a soutenu que le Canada a «son propre processus» pour déterminer ce qui est «dans son intérêt».

Le ministre Champagne a ajouté que les Canadiens s'attendaient à ce que le gouvernement «prenne le temps de bien faire les choses», rappelant au passage que les discussions avec la Chine n'en étaient pour le moment qu'à une «phase exploratoire».

Il a donc abondé dans le même sens que le nouvel ambassadeur canadien à Pékin, l'ancien ministre John McCallum, qui avait minimisé la veille un avertissement qu'avait servi au Canada l'ancien président de la Banque mondiale et ex-conseiller du président George W. Bush, Robert Zoellick.

M. Zoellick avait prévenu, peu avant l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, que le gouvernement canadien ne devrait pas trop se rapprocher du régime chinois s'il espérait rester dans les bonnes grâces de la nouvelle administration aux États-Unis.

En août dernier, lors de sa première visite officielle en Chine, le premier ministre Justin Trudeau s'était entendu avec son homologue chinois, Li Keqiang, sur la nécessité d'approfondir les relations entre leurs pays, notamment en discutant de la possibilité de conclure un traité de libre-échange.