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30/03/2017 16:57 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

Stephen Bronfman le confirme: Montréal est prête pour l'appel du Baseball majeur

MONTRÉAL — Stephen Bronfman a confirmé mercredi que Montréal est prête et n'attend que l'appel du Baseball majeur.

Celui qui est à la tête du groupe d'investisseurs désirant ramener le Baseball majeur à Montréal l'a répété en plusieurs occasions aux représentants des médias, jeudi, en marge d'un gala caritatif pour Baseball Québec: le groupe a fait son travail et est prêt à accueillir une équipe, tel que le rapportait mercredi La Presse canadienne.

«Vous savez, nous avons fait nos devoirs, c'est ce que nous avait demandé la MLB. Nous nous sommes faits discrets. Quand je dis qu'avec la fuite d'hier il y a eu du bon et du mauvais, c'est que nous ne savons pas (ce que la ligue va décider). Ce n'est pas entre nos mains, mais entre celles du Baseball majeur. Ce qui est entre nos mains, c'est d'être prêts à présenter un produit viable quand nous recevrons un appel. (...) Mais nous sommes prêts. Quand nous recevrons l'appel de la MLB, la machine se mettra en branle.»

Même si cet appel devait survenir dans un court délai, quelques semaines ou quelques mois?

«Bien sûr. Nous allons le faire. (We'll activate it. We'll get it done.)»

Mercredi, La Presse canadienne, citant une source bien au fait du dossier, avait indiqué que le groupe montréalais répondait aux exigences de la MLB afin de pouvoir accueillir de nouveau un club des Majeures, soit d'avoir un montage financier concret, l'appui des gouvernements, un site et un plan de stade.

Cette source avait confirmé que l'argent est au rendez-vous, que l'appui de deux des trois paliers de gouvernement est acquis, que le groupe dispose de quelques sites et pas moins de cinq plans de stade qui pourront servir de pierre d'assise au projet.

Cet interlocuteur avait également affirmé que le groupe était prêt à aller de l'avant dès maintenant avec le projet si le Baseball majeur se tournait vers lui, ce que Bronfman a corroboré jeudi.

Bien qu'il ait nuancé quelque peu ce qui a été rapporté la veille, en précisant qu'aucune entente avec les gouvernements n'avait été formellement conclue, il a admis que l'apport du public pour la construction d'un stade sera nécessaire.

«Le sport, c'est un travail d'équipe, a-t-il imagé. Pour avoir du succès, on a besoin que l'équipe fonctionne ensemble. Le public, le privé, ça fonctionne toujours ensemble. (Donc), ça va le prendre (l'apport du public), oui.»

Y a-t-il des approches qui ont été faites à ce niveau?

«Rien n'a été signé. Il n'y a rien de concret», a-t-il indiqué, ajoutant plus tard que «(notre groupe) a un plan d'affaires qui fait plein de sens, il y a de bonnes ristournes pour le gouvernement. Nous allons faire en sorte que ça fonctionne. Ils seront heureux.»

Quant aux différents sites et aux plans de stade, Bronfman a rappelé que les travaux ne seront pas amorcés tant qu'une équipe n'est pas garantie. Les futurs Expos commenceraient tel que prévu leur nouvelle vie au Stade olympique.

Le groupe — qui serait composé de Bronfman, de Mitch Garber, de Stéphan Crétier, d'Éric Boyko et de Larry Rossy, selon ce qu'a rapporté le Journal de Montréal jeudi — est si solide qu'il est prêt à se porter acquéreur d'un club d'expansion, même au coût de 1 ou 1,5 milliards $ US.

«C'est beaucoup d'argent, mais on va le faire. On va l'organiser. Ça va arriver.»

Bronfman est catégorique: que ce soit «dans deux ans ou dans sept ans, pas de problème, car je crois que ça va arriver».

Le fils du propriétaire original des Expos de Montréal, Charles Bronfman, a toutefois précisé que son groupe ne contrôle pas l'échéancier et que c'est le Baseball majeur qui dicte le ton.

L'an dernier, le commissaire Robert Manfred avait admis qu'il souhaitait compter sur une ligue à 32 clubs, afin de faciliter la confection du calendrier. Mais il avait aussi indiqué qu'avant de penser à une expansion, il fallait d'abord ratifier une nouvelle convention collective avec l'Association des joueurs — ce qui a été fait en décembre dernier — et que la situation des stades à Oakland et Tampa Bay devait être réglée.

Le dossier piétine dans ces deux villes. À Tampa Bay, le propriétaire majoritaire des Rays, Stuart Sternberg, a déclaré la semaine dernière qu'il avait dû renoncer à ses deux sites préférés puisqu'ils ne sont pas disponibles et que la recherche d'un éventuel nouveau site, qu'il espérait être complétée d'ici août, ne le sera pas avant la fin de l'année.