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Mosquée de Québec : «On est terrifiés», dit Mohamed Yangui

« J'ai toujours le sentiment qu'il y aura quelqu'un derrière moi qui va me tirer, c'est très difficile. » Le président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Yangui, affirme que le sentiment de terreur est toujours présent à la grande mosquée de Québec, deux mois après l'attentat.

Présent au palais de justice de Québec lors de la comparution d’Alexandre Bissonnette qui change d'avocats, Mohamed Yangui a décrit la difficulté avec laquelle les membres de la communauté musulmane tentaient de reprendre leurs activités à la mosquée.

« Lorsque nos enfants sont là normalement, ils viennent à la mosquée jouer, mais maintenant, chacun essaie d’avoir son fils près de lui », illustre M. Yangui.

Des patrouilles policières sont faites régulièrement lors des périodes de prière et la communauté, qui se sent menacée, demeure aussi aux aguets en se relayant pour la surveillance de l’entrée.

Incidents menaçants

Selon M. Yangui, la communauté a relevé trois incidents qui ont été signalés àla Sûreté du Québec.

« Il y avait des personnes qui ont demandé de l’argent, c’était le même scénario de Bissonnette. Et puis ils ont essayé d’ouvrir la porte et par la suite, on ne les retrouve nulle part et on appelé la police », décrit-il.

Selon lui, il s'agit de trois incidents avec chaque fois un homme « louche » qui rôdait autour de la mosquée.

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