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30/03/2017 14:38 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

Eska : si l'entreprise transforme ailleurs, elle devrait payer des redevances là où elle extrait la ressource, croit Unifor

Le syndicat d'Unifor a fait le point jeudi matin sur le dossier des Eaux Eska. Le directeur québécois du syndicat, Renaud Gagné, était de passage à Amos. Selon lui, même si l'entreprise songe à transformer l'eau ailleurs que dans la région, elle doit tout de même faire profiter le secteur de son exploitation.

Un texte de Sandra Attaman

Le syndicat a lancé une pétition qui demande à l'employeur de surseoir à son intention de déménager une partie de l'embouteillage à l'extérieur de la région. C'est qu'Eska a dernièrement annoncé qu'elle fera gazéifier son eau à Montréal. Le syndicat a récolté près de 2000 signatures et la campagne se poursuit à la grandeur du Québec.

Unifor demande aussi une rencontre avec le ministre du Développement durable, David Heurtel, afin de le sensibiliser à ce dossier.

« Nous, on croit que si le gouvernement du Québec perçoit des redevances pour des ressources locales, si une entreprise veut prendre ça et transformer ça ailleurs, devrait payer des redevances au milieu. Il y a deux choses : un, ça va l'inciter à rester ici et, deuxièmement, ces revenus-là, si jamais c'est le cas, vont moderniser l'usine pour la tenir top shape pour être certain qu'on ne se fasse pas fermer en disant qu'on n'est plus compétitif ou concurrentiel », soutient le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné.

Le syndicat veut s'assurer que les emplois se développent dans la région. Il souhaite que la communauté se mobilise davantage.

« La réponse a été plutôt timide, je vais employer le mot timide, mais c'est un dossier qui est complexe. L'entreprise avait dans un premier temps lancé rapidement une campagne, avait rencontré les différents acteurs et avait tenté de faire la démonstration qu'il n'y avait pas d'autre solution que de transférer cette partie de l'embouteillage ailleurs. Maintenant, les citoyens et citoyennes semblent davantage préoccupés », observe le conseiller régional à la FTQ, Gilles Chapadeau.