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30/03/2017 09:49 EDT | Actualisé 31/03/2017 12:13 EDT

Enquête Trump-Russie: le comité du Sénat refuse la requête d'immunité de Michael Flynn

Carlos Barria / Reuters
White House National Security Advisor Michael Flynn (C) arrives prior to a joint news conference between Canadian Prime Minister Justin Trudeau and U.S. President Donald Trump at the White House in Washington, U.S., February 13, 2017. REUTERS/Carlos Barria

Le comité du Sénat américain sur le renseignement a rejeté la demande d'immunité déposée par l'ancien conseiller à la Sécurité nationale en échange de laquelle il acceptait d'être questionné dans le cadre des enquêtes en cours sur les possibles liens entre la campagne présidentielle de Donald Trump et la Russie.

Michael Flynn avait proposé au FBI et aux parlementaires enquêtant sur les liens de proches du président américain avec la Russie d'être entendu en échange d'une immunité, comme le rapportait jeudi soir le Wall Street Journal.

"On ignore si M. Flynn a proposé de parler d'aspects spécifiques du temps qu'il a passé à travailler pour M. Trump, mais le fait qu'il cherche une immunité suggère que M. Flynn sent qu'il pourrait faire face à des ennuis judiciaires après son bref passage au poste de conseiller à la sécurité nationale", expliquait le quotidien en citant ici un responsable.

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L'avocat de Michael Flynn, Robert Kelner, n'a pas voulu réagir auprès du Wall Street Journal.

Ancien directeur du renseignement militaire écarté par Barack Obama puis recruté par Donald Trump, Michael Flynn avait été nommé conseiller à la sécurité nationale en novembre dernier après avoir conseillé le milliardaire pendant sa campagne.

Il a été forcé de démissionner le 13 février, après la révélation de contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis alors même que l'administration Obama imposait des sanctions contre Moscou.

Des enquêtes parlementaires et du FBI s'intéressent à l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, et notamment à d'éventuelles collusions entre l'entourage de Donald Trump et des responsables russes, ce que le président américain dément.

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