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30/03/2017 10:56 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

En nette hausse, le pétrole finit au-dessus des 50 dollars

Les cours du pétrole ont fini en nette hausse jeudi à New York, le marché, déjà bien orienté depuis le début de la semaine, bénéficiant d'un coup de pouce supplémentaire du Koweït.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a avancé de 84 cents à 50,35 dollars sur le contrat pour livraison en mai au New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant ainsi au-dessus de la barre symbolique des 50 dollars, ce qui ne lui était pas arrivé depuis plus de trois semaines.

"Le marché était orienté à la hausse, mais avait tendance à caler ce matin, quand le Koweit est arrivé et a indiqué qu'il soutenait des réductions (de production) de l'Opep pour la seconde partie de l'année", a expliqué Bill Baruch de iiTrader.

La prolongation des accords de limitation de l'offre au-delà de leur période initiale de six mois est au centre des préoccupations d'un marché qui s'impatiente de voir les effets de ces quotas, mis en place par le cartel pétrolier et onze autre pays producteurs depuis le 1er janvier.

Dans ce contexte, les déclarations encourageantes du ministre du Pétrole du Koweït, Essam al-Marzouk, rapportées jeudi par l'agence Bloomberg, ont redonné un peu d'allant aux cours qui ont pris environ 5% sur la semaine, effaçant une partie de leurs pertes du début du mois quand le brut avait décroché de plus de 10%.

Plus tôt dans la semaine les prix ont été stimulés par des "nouvelles venant de Libye, où la production aurait baissé de 250.000 barils par jour" à cause de trouble politiques, a rappelé Bill Baruch.

Au chapitre des facteurs de hausse pour les cours, les investisseurs ont pris connaissance mercredi d'un niveau moins élevé que prévu des réserves de pétrole brut aux Etats-Unis, même si elles restent records, selon les chiffres hebdomadaires du département de l'Energie (DoE).

Dans le même temps, et malgré une accélération de la cadence des raffineries, les stocks de produits dérivés ont reculé.

Principal bémol, "sur le long terme l'augmentation de la hausse continue de la production américaine est inquiétante", a estimé Kyle Cooper de IAF Advisors.

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