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30/03/2017 15:22 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

Golem : Quand la science-fiction s’invite sur les planches

La compagnie Satellite théâtre est en tournée avec une pièce audacieuse qui introduit l'univers de la science-fiction sur les planches des théâtres néo-brunswickois. Golem sera présenté au CCNB à Caraquet jeudi et vendredi, puis au Marché de Moncton les 4 et 5 avril avant de poursuivre sa route vers Fredericton et Saint-Jean.

Dans un univers digne de celui de la fable de Frankenstein, la pièce invite le public à réfléchir à des thèmes comme la propriété, le désir d’appartenance et les relations interpersonnelles à l’aide d’une image : le golem.

Issu des légendes juives d’Europe de l’Est, le golem est un monstre de glaise fabriqué par l’humain pour exécuter toutes les tâches ingrates que l’humain refuse de faire. Comme l’histoire le raconte, le golem en mal d’amour finit par se rebeller contre ses créateurs.

Un thème qui trouve aussi un écho au 21e siècle pour le metteur en scène Marc-André Charron.

Aujourd’hui c’est dur de ne pas penser à l’intelligence artificielle et à la robotique. Alors on s'est imaginé une petite société secrète qui crée ces " bibittes ", ces golems, ces robots depuis les années 1500. Une société qui se regroupe dans des endroits saugrenus comme le marché pour venir acheter leur prochain golem, un peu comme dans leur magasin Apple.

Marc-André Charron

Pour apporter à l’originalité, la pièce est présentée en trois langues : anglais, français et mandarin.

À côté de quoi, les musiciens de l'ensemble Tutta Musica accompagnent les comédiens jusque sur les planches en occupant un vrai rôle au même titre qu’un comédien.

« C'est pas juste un spectacle trilingue c'est aussi un spectacle où il y a le langage de la musique, le langage de la danse, du mouvement, l'éclairage, tout ça c'est vraiment un spectre dans lequel le spectateur a besoin d'entrer dans une espèce de fable impressionniste », conclut le metteur en scène.

D'après le reportage de Jimena Vergara