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30/03/2017 05:57 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

Donald Tusk convoqué comme témoin par le parquet de Varsovie

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a été convoqué pour le 19 avril à Varsovie comme témoin dans une enquête contre deux anciens chefs du contrespionnage militaire, a indiqué jeudi le parquet à l'AFP.

"Nous avons reçu l'accusé de réception de la convocation, tant de la part de M. Tusk que de son représentant légal", a indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet régional Michal Dziekanski.

"Formellement, cette date est retenue", a-t-il ajouté, avant d'évoquer une information de médias polonais, selon laquelle l'ancien Premier ministre libéral polonais l'a déjà acceptée.

M. Tusk avait déjà été convoqué dans cette affaire à la mi-mars, mais n'a pu se rendre à Varsovie en raison d'obligations au Parlement européen.

L'enquête en question vise deux ex-patrons du contrespionnage militaire, les généraux Janusz Nosek et Piotr Pytel. Les deux anciens hauts responsables se voient reprocher d'avoir "outrepassé leurs compétences en engageant une collaboration avec un service d'un Etat étranger sans avoir l'accord du président du Conseil des ministres comme l'exige la loi" sur les services de renseignement.

Selon des médias conservateurs, il s'agit d'un accord conclu avec le FSB russe - héritier du KGB - peu de temps après l'accident aérien en Russie ayant coûté la vie au président Lech Kaczynski et à 95 autres personnes, et stipulant que les deux parties collaboreront contre les menaces visant l'une ou l'autre d'entre elles.

Selon ces médias, cet accord allait à l'encontre des intérêts de la Pologne, car le FSB voit de telles menaces dans les activités de l'Otan, dont la Pologne est membre, et des Etats-Unis.

Des médias proches de l'opposition ont offert une autre explication: l'accord devait assurer le retour dans de bonnes conditions des forces polonaises d'Afghanistan, qui devaient traverser la Russie.

bo-via/at