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30/03/2017 01:22 EDT | Actualisé 31/03/2018 01:12 EDT

Congrès PPE: les Français refusent une résolution sur la Libye critiquant Moscou

La délégation française au congrès du Parti populaire européen (PPE), principale fédération de partis de droite dans l'UE, a refusé mercredi de s'associer au vote d'une résolution sur la Libye jugée trop critique à l'égard de la Russie.

Cette délégation composée de représentants du parti français Les Républicains (LR) n'a pas participé au vote, à l'ouverture du congrès à La Valette, faute d'avoir pu amender le texte de la résolution, jugé déséquilibré quant au rôle de la Russie en Libye, a expliqué à l'AFP le président de la délégation, Franck Proust.

"C'est une question de principe, les politiques n'ont pas été suffisamment associés à la rédaction de ce texte", a insisté M. Proust.

Or, "on a voulu faire de la Russie l'alpha et l'omega de la situation en Libye", ce qui est disproportionné, a affirmé un autre membre de la délégation.

Le texte, adopté par les congressistes, est très critique à l'égard du rôle joué par la Russie en Libye, où le gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, soutenu par la communauté internationale, peine à imposer son autorité face à celui soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Cette résolution condamne ainsi "les mesures et décisions prises par la Russie, notamment en coopération avec le général Haftar, en violation de la communauté internationale ou de l'ONU, ou contraires à l'accord d'unité nationale".

Le texte "condamne également le projet de la Russie de mettre en place des bases navales militaires à l'est de la Libye, ce qui affaiblirait la situation politique, économique et sécuritaire du pays, pourrait déboucher sur une guerre civile et pourrait intensifier les flux de réfugiés, menaçant la stabilité et la sécurité de l'ensemble de la région".

Le candidat de la droite à l'élection présidentielle française, François Fillon, qui s'est brièvement exprimé par vidéo-message mercredi soir devant ce congrès, a défendu à maintes reprises la nécessité de faire de la Russie un "partenaire majeur" de l'Union européenne.

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