BIEN-ÊTRE
29/03/2017 10:20 EDT | Actualisé 30/03/2017 09:00 EDT

Voici le sens du fameux tatouage de Justin Trudeau

Ce n’est pas nouveau. L’apparence du premier ministre canadien Justin Trudeau fascine et diffère quelque peu de ses prédécesseurs et même de ces homologues étrangers actuels. Pourquoi? En partie à cause de son tatouage.

Si vous ne vous en rappeliez pas, l’homme de 45 ans a un gros dessin sur le bras gauche. Voici un petit souvenir:

Carlo Allegri / Reuters

Carlo Allegri / Reuters

Chris Wattie / Reuters

Chris Wattie / Reuters

Mais que représente-t-il? Est-il là juste pour le look dur à cuire ou a-t-il une signification particulière?

Le premier ministre, lui-même, avait spécifié de quoi il s’agissait dans un tweet en 2012 :

« Mon tattoo est la planète Terre à l’intérieur d’un corbeau haïda. J’ai eu le globe à 23 ans, et le corbeau de Robert Davidson pour mon 40e anniversaire »

Haïda est l’un des peuples autochtones qui se trouvent principalement sur la côte ouest au large de la Colombie-Britannique et dans une partie de l’Alaska. Robert Davidson, à qui il fait référence dans le gazouillis, est un artiste haïda bien connu.

La raison du tatouage pourrait résider dans le fait que son défunt père, Pierre Elliot Trudeau, ait été déclaré membre honorable de la tribu Haïda en 1976 lorsqu’il était premier ministre. La grand-mère de M. Davidson avait alors « adopté » Pierre au sein de sa famille. À l'époque, Justin Trudeau n’avait que quatre ans.

Le tout demeure tout de même étonnant. Il faut dire que Pierre Trudeau ne s'était pas fait des amis au sein des Premières nations en déposant le très controversé Livre blanc de 1969 visant à assimiler tous les peuples « indiens » dans la société canadienne et éliminer leur « statut d’Indien ».

Le jeune Trudeau s’est aussi attiré les foudres des Haïdas après avoir exprimé son soutien envers l’important barrage du site C dans le nord-est de la Colombie-Britannique.

Pour les raisons énumérées ci-dessous, certains autochtones voient le tatouage de Trudeau comme une forme d’appropriation culturelle.

« C’est comme si je me faisais tatouer un ballon de basket sur l’épaule, a affirmé l’artiste tatoueur haïda Gregory Williams au magazine Macleans en 2016. Je ne joue pas au basket-ball ».

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