NOUVELLES
29/03/2017 07:59 EDT | Actualisé 29/03/2017 07:59 EDT

L'opposant russe empoisonné Kara-Mourza témoigne au Congrès américain

BRENDAN SMIALOWSKI via Getty Images
Russian activist Vladimir Kara-Murza speaks during a hearing of the US Senate Appropriations Subcommittee on State, Foreign Operations and Related Programs on Capitol Hill March 29, 2017 in Washington, DC.U.S. Senator Lindsey Graham (R-South Carolina), the Chairman of the Senate Appropriations Subcommittee on State, Foreign Operations and Related Programs, held a hearing on March 29 entitled Civil Society Perspectives on Russia regarding Russias use of influence and aggression, particularly in a regional context. Among the witnesses, Graham questionned Mr. Vladimir Kara-Murza, a vocal critic of Vladimir Putin who has twice been a target of poisoning. / AFP PHOTO / Brendan Smialowski (Photo credit should read BRENDAN SMIALOWSKI/AFP/Getty Images)

L'opposant russe Vladimir Kara-Mourza, deux fois empoisonné à Moscou ces dernières années, a témoigné mercredi au Congrès américain, appelant les Etats-Unis de Donald Trump à continuer leur soutien à la société civile russe.

Le vice-président du mouvement Open Russia a énuméré plusieurs militants et opposants au pouvoir russe tués ces dernières années, devant des sénateurs tels que les républicains John McCain et Lindsey Graham, deux des détracteurs les plus ardents de Vladimir Poutine à Washington.

"Parfois il y a des miraculés, et l'un d'eux se tient devant vous aujourd'hui", a déclaré Vladimir Kara-Mourza, racontant les deux empoisonnements dont il a été victime, en mai 2015 et en février dernier. Il avait survécu à un coma et avait quitté la Russie le 19 février pour être soigné.

Le Russe de 35 ans est apparu en bonne forme, témoignant dans un anglais courant devant la commission des Dépenses du Sénat. Sa femme se trouvait à ses côtés.

Il a encouragé les Etats-Unis à poursuivre les programmes de diplomatie publique et d'échanges, ainsi que le soutien de médias en langue russe.

Il a aussi appelé Washington à continuer d'appliquer vigoureusement la loi Magnitski, adoptée en 2012 par le Congrès et qui sanctionne aujourd'hui une quarantaine de Russes en raison de "graves violation des droits de l'Homme".

"Ce n'est pas qu'une question d'argent", a-t-il expliqué. "Le message que les Etats-Unis envoient à la société civile est beaucoup plus important. Allez-vous vous impliquer, ou vous détourner?", a-t-il demandé.

Le sénateur Lindsey Graham a dit qu'il souhaitait créer une nouvelle ligne de crédits "anti-Russie" dans le prochain budget américain, afin d'aider les Etats et organisations "sur le front" du combat contre "le régime de Poutine".

M. Kara-Mourza est tombé dans le coma début février après avoir été empoisonné par une "substance inconnue" --selon son avocat--, un accident similaire à celui de 2015, quand il avait là encore frôlé la mort. Les médecins avaient alors trouvé dans son sang les traces d'une intoxication aux métaux lourds.

Proche du leader d'opposition Boris Nemtsov, assassiné en 2015, M. Kara-Mourza était jusqu'à l'année dernière vice-président du parti d'opposition libérale Parnas.

VOIR AUSSI: