NOUVELLES
25/03/2017 05:27 EDT

Couillard dénonce la récupération politique du meurtre de Daphné Boudreault

Radio-Canada.ca

Le premier ministre Philippe Couillard a accusé le Parti québécois d'instrumentaliser à des fins politiques le meurtre de Daphné Boudreault, une jeune femme de Mont-Saint-Hilaire qui aurait été tuée mercredi par son ex-compagnon, une situation qu'il qualifie d'« épouvantable » et d'« inacceptable ».

En marge du colloque régional du Parti libéral du Québec (PLQ) à Laval, Philippe Couillard réagissait samedi à des critiques formulées la veille par l’opposition officielle, qui lui a reproché de ne pas avoir appliqué le plan d’action sur la violence conjugale.

Le premier ministre a répliqué que pour le moment, la priorité état de « voir ce qui était arrivé » et « d’aller au fond des choses » plutôt que de faire « un retournement partisan » autour de la tragédie.

« Jamais je ne ferais quelque chose comme ça », a-t-il ajouté, visiblement irrité.

Il a indiqué qu’une enquête était en cours dans le cadre de cette affaire et a fait écho aux propos de son ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, qui a indiqué qu’il est prêt à envisager d’autres pistes de solutions pour prévenir ce type de drame.

« M. Coiteux l’a dit et répété : s’il le faut, et je pense qu’il le faudra, [on va] améliorer la façon dont on fait les choses lorsqu’on signale des cas de violence conjugale, on va le faire ».

« C’est une tragédie épouvantable, c’est terrible ce qui est arrivé à cette jeune femme », a ajouté le premier ministre.

Anthony Pratte est accusé d'avoir assassiné son ex-compagne alors qu'elle se présentait au domicile que le couple avait partagé jusqu'à sa séparation pour y récupérer des objets personnels.

La jeune femme craignait pour sa vie depuis sa rupture d'avec M. Pratte, survenue environ deux semaines plus tôt. Elle avait sollicité l’aide des policiers qui lui avaient ensuite offert de l'escorter. Une succession d'événements ont toutefois fait en sorte que la jeune femme est entrée seule dans l'appartement de son ex-compagnon avant d'être attaquée par lui.

L’affaire a causé un vif émoi dans l’ensemble de la province et suscité de nombreuses questions quant au travail des policiers et à la qualité de leur intervention.

À VOIR AUSSI