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24/03/2017 01:03 EDT | Actualisé 24/03/2017 01:03 EDT

Keystone XL: colère des environnementalistes

JASON CONNOLLY via Getty Images
Indigenous rights activists gather in the Native Nations March in Denver, Colorado on March 10, 2017.Native tribes from around the US gathered for four days of protest against the administration of US President Donald Trump and the Dakota Access oil pipeline. In the first week of his presidency, Donald Trump signed executive orders to revive the Dakota Access project, along with a second pipeline put on hold by the Obama administration, Keystone XL. / AFP PHOTO / Jason Connolly (Photo credit should read JASON CONNOLLY/AFP/Getty Images)

Les organisations environnementalistes ont réagi avec colère vendredi à l'approbation par le président américain Donald Trump de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, promettant une lutte contre sa construction.

Greenpeace a minimisé la signification de ce feu vert en assurant que "cet oléoduc ne verra pas le jour".

"Keystone XL et les institutions financières qui ont choisi de le soutenir vont faire face à une vaste opposition au Canada et aux Etats-Unis afin qu'il ne soit pas construit", a estimé Mike Hudema de Greenpeace Canada.

"L'oléoduc n'a toujours pas de tracé dans le Nebraska et les dangers qu'il pose pour la terre, l'eau et le climat demeurent toujours aussi sérieux. La vive opposition des Premiers Nations autochtones et des citoyens engagés ont stoppé ce projet dans le passé et nous le ferons de nouveau", a-t-il promis en référence à la résistance des Sioux du Dakota du Sud.

"Le département d'Etat vient de signaler au monde que le gouvernement des Etats-Unis fait marche arrière sur le climat et l'énergie", a déclaré Anny Leonard de la branche américaine de Greenpeace.

Pour Environmental Defence, "la Maison Blanche va rapidement apprendre une leçon que le gouvernement canadien connaît déjà: approuver un oléoduc ne signifie pas qu'il sera construit".

"Keystone XL fera face à de nombreux obstacles juridiques au Nebraska et à une contestation au tribunal au Dakota du Sud", sans compter l'hostilité "d'une invraisemblable alliance entre des propriétaires terriens, des fermiers, des autochtones et des environnementalistes", a estimé Patrick DeRochie pour Environmental Defence.

Le projet "menace le climat de la planète et va à rebours de la tendance lourde du virage de l'économie mondiale vers les énergies renouvelables", a indiqué pour sa part la Fondation David Suzuki.

"Les énergies fossiles ont amorcé un déclin inexorable", affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Au Canada, remarque la fondation, le budget présenté cette semaine par le gouvernement de Justin Trudeau "contient des engagements clairs pour soutenir la transition vers les énergies renouvelables", explique-t-il. "À la lumière de ces engagements, l'appui d'Ottawa au projet Keystone XL devient irresponsable et contradictoire".

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