POLITIQUE
24/03/2017 07:26 EDT | Actualisé 24/03/2017 07:27 EDT

La blague jugée sexiste d'un député libéral est investiguée, dit Trudeau

Chris Wattie / Reuters
Canada's Prime Minister Justin Trudeau speaks during Question Period in the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa, Ontario, Canada, March 21, 2017. REUTERS/Chris Wattie

Le premier ministre Justin Trudeau soutient qu'un "processus est maintenant correctement enclenché" en ce qui a trait au commentaire sexiste qu'aurait émis un député libéral à l'endroit de l'une de ses collègues conservatrices.

Les conservateurs exhortent M. Trudeau à sévir contre Nicola Di Iorio, qu'ils accusent d'avoir fait une blague en référence aux danseuses nues à propos de Dianne Watts, lors d'une réunion de comité à huis clos, plus tôt ce mois-ci.

Selon le quotidien "National Post", qui avait d'abord rapporté l'incident, le député de Saint-Léonard, Saint-Michel aurait réagi à la sonnerie de cellulaire colorée de Mme Watts en lançant: "Où est ton poteau pour te laisser glisser?"

C'était le 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes.

Questionné sur les remarques de son député, vendredi, Justin Trudeau a rappelé ses engagements en matière d'égalité homme-femme et de lutte contre le harcèlement sexuel en milieu de travail.

Ces engagements impliquent "un processus qui interviendrait face à des enjeux de la sorte", a-t-il exposé.

"Ce processus est maintenant correctement enclenché", a-t-il ajouté.

Toute autre question sur le sens de cette déclaration a été redirigée vers le whip en chef du gouvernement, Pablo Rodriguez. Le communiqué de ce dernier affirme que M. Di Iorio n'avait pas l'intention d'insulter Mme Watts et qu'il lui a déjà présenté ses excuses à deux reprises.

"Tous les membres s'entendent pour dire que toute forme de langage ou de comportement inapproprié est inacceptable. Chaque membre du Parlement a droit à un environnement de travail sécuritaire et respectueux et nous prenons cette responsabilité avec sérieux", a déclaré le chef de cabinet de M. Rodriguez, Charles-Éric Lépine.

Dianne Watts estime pour sa part qu'il revient à Justin Trudeau d'agir.

"Il ne devrait y avoir aucun lieu et aucun moment où de tels commentaires sont acceptables", a-t-elle martelé.

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