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23/03/2017 05:40 EDT | Actualisé 23/03/2017 07:44 EDT

Sept arrestations en lien avec l'attentat de Londres (VIDÉO)

La police britannique a arrêté jeudi sept personnes en lien avec l'attentat près du Parlement de Londres qui a fait trois morts outre l'assaillant, selon un bilan revu à la baisse, et dans lequel la piste islamiste est privilégiée.

"Nous avons procédé à sept arrestations à six adresses différentes à Birmingham, Londres et ailleurs dans le pays", a indiqué à la presse le commandant de l'antiterrorisme à Scotland Yard Mark Rowley.

La police a revu à la baisse le bilan de l'attaque la plus meurtrière ayant frappé le Royaume-Uni depuis douze ans. Il est désormais de trois morts, outre l'assaillant, contre quatre annoncés auparavant: un policier de 48 ans, un homme d'une cinquantaine d'année et une femme d'une quarantaine d'années.

Selon une source diplomatique en Espagne, la femme décédée serait une mère de famille britannique dont la mère est espagnole.

Vingt-neuf personnes ont été hospitalisées, dont sept dans un état critique, a ajouté le commandant Rowley.

Plusieurs médias britanniques ont fait état d'une opération de police d'envergure à Birmingham, au centre du pays, liée à l'auteur présumé de l'attaque.

"L'homme de Londres habitait ici", a déclaré un témoin du raid sur un appartement de Birmingham à l'agence Press Association.

Selon la BBC, la voiture utilisée par l'assaillant pour faucher les piétons sur le pont de Westminster a été louée à Birmingham.

La deuxième ville du Royaume-Uni est un fief des islamistes britanniques. Mohamed Abrini, "l'homme au chapeau" des attentats de Bruxelles l'an dernier et suspect-clé des tueries de Paris en novembre 2015 y avait séjourné l'été précédant ces attaques.

Scotland Yard continue à privilégier la piste du "terrorisme islamiste".

L'assaillant, vêtu de noir et portant une barbe, a lancé sa voiture contre la foule sur le pont de Westminster, face à Big Ben, mercredi en début d'après-midi, tuant deux personnes et en blessant plusieurs dizaines. Il a ensuite poignardé à mort un policier après être entré dans la cour du Parlement avant d'être abattu.

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Les députés de retour

Commise un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts, l'attaque n'avait toujours pas été revendiquée jeudi matin.

C'est la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005, revendiqués par des sympathisants d'Al-Qaïda, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun londoniens.

Parmi les blessés figurent trois élèves français du lycée Saint-Joseph de Concarneau (ouest), en voyage scolaire. Deux étaient dans un état grave mais leurs jours n'étaient pas en danger, selon un responsable de la région française.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault devait se rendre à leur chevet jeudi matin, ont annoncé ses services.

Des touristes sud-coréens ainsi que des ressortissants roumains et portugais ont également été blessés.

A Westminster, où les drapeaux étaient en berne, les députés devaient reprendre leurs activités jeudi matin.

"Comme des milliers d'autres travaillant ici, je suis en route vers le Parlement comme d'habitude. Mais les drapeaux en berne montrent que c'est loin d'être un jour comme les autres", a tweeté le député conservateur Nigel Huddleston.

Le périmètre autour du palais de Westminster, coeur politique et touristique de la capitale, était toujours bouclé et un calme étrange y régnait, interrompu seulement par le bruit des hélicoptères tournant dans le ciel.

Le pont de Westminster menant au Parlement, sur lequel deux personnes ont été mortellement fauchées, était toujours fermé à la circulation pendant que les enquêteurs y poursuivaient leur travail.

Vêtue de noir, Theresa May a dénoncé mercredi soir un attentat "pervers", lors d'une allocution solennelle devant sa résidence de Downing Street. "Les forces du mal ne nous diviseront pas", a-t-elle lancé, après une réunion interministérielle de crise.

Galerie photo Attaque à Londres Voyez les images


'Contre la démocratie'

Mme May a ajouté que le niveau d'alerte terroriste restait fixé à "grave", le quatrième sur une échelle de cinq, comme depuis août 2014.

Les présidents français François Hollande et américain Donald Trump ont appelé Mme May, et la Tour Eiffel a été éteinte à minuit en hommage. La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé son soutien à ses "amis britanniques".

Le président russe Vladimir Poutine a adressé jeudi ses condoléance au Royaume-Uni. "Il est évident que pour combattre la menace terroriste, tous les membres de la communauté internationale doivent réellement unir leurs efforts", a-t-il déclaré selon un communiqué du Kremlin.

L'attaque rappelle celles de Nice (France, 84 morts) et Berlin (12 morts), également en 2016, commises en lançant un véhicule contre la foule, et s'inscrit dans un contexte de risque élevé d'attentats en Europe, notamment des jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Londres avait été épargnée ces dernières années par les attentats de grande ampleur. Scotland Yard avait cependant annoncé début mars que les services de sécurité britanniques avaient déjoué 13 tentatives d'attentats depuis juin 2013.

Les journaux britanniques titraient tous jeudi sur l'attentat, qualifié d'"attaque contre la démocratie" par le tabloïd (gauche) Daily Mirror.

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