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22/03/2017 08:20 EDT | Actualisé 22/03/2017 08:21 EDT

Quelque 600 millions d'enfants manqueront d'eau en 2040

Près de 600 millions d'enfants de la planète vivront dans des zones où les ressources en eau seront « extrêmement limitées », selon un rapport de l'UNICEF publié en cette journée internationale de l'eau.

« L'eau potable est essentielle pour permettre aux enfants de grandir et de devenir des citoyens du monde en santé et productifs, selon le président et chef de la direction d'UNICEF Canada, David Morlay.

« Pourtant, nous laissons tomber un quart des enfants de la planète en ne nous assurant pas qu'ils aient accès aux éléments essentiels à leur bien-être. L'eau a un impact dans toutes les sphères de la vie d'un enfant : de la santé à l'éducation, en passant par la sécurité. L'accès à l'eau potable doit devenir rapidement une priorité mondiale avant qu'il ne soit trop tard », a déclaré David Morley, président et chef de la direction d'UNICEF Canada. »

Le rapport souligne que l’eau a un « impact dans toutes les sphères de la vie d'un enfant : de la santé à l'éducation, en passant par la sécurité ».

« L'accès à l'eau potable doit devenir rapidement une priorité mondiale avant qu'il ne soit trop tard », a poursuivi M. Morley.

Le rapport de l’UNICEF soutient que 36 pays connaissent des périodes de « stress hydrique », une situation créée lorsque la demande en eau dépasse largement les réserves renouvelables en eau.

La hausse des températures, la montée du niveau de la mer, la multiplication des inondations et des sécheresses de même que la fonte des glaces nuisent à la quantité d'eau disponible. Ces phénomènes, combinés à l’augmentation de la consommation d’eau et la hausse de la demande engendrée par l’industrialisation, épuisent les ressources hydriques de la planète.

Dans certaines régions, les conflits menacent l’accès à l’eau de certains enfants. « L'eau est essentielle; sans elle, il n'y a pas de croissance. Malgré cela, dans le monde entier, des millions d'enfants n'ont pas accès à de l'eau potable, ce qui met en péril leur existence, nuit à leur santé et compromet leur avenir », estime le directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake

Le rapport souligne que 663 millions de personnes, dont 522 millions de populations rurales, n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde.

Eau et changements climatiques

Les changements climatiques pourraient aggraver la situation de l'accès à l'eau pour les gens vivant dans la pauvreté, selon un rapport de l'organisme WaterAid Canada. La Papouasie-Nouvelle-Guinée, Madagascar et le Mozambique sont les pays où l’accès à l’eau est le plus difficile.

Le rapport avertit les pays des impacts des événements météorologiques extrêmes, comme les inondations et les ouragans, pour les pays les plus pauvres de la planète.

Les communautés rurales font face à des défis dans l’accès à l’eau potable en raison de leur isolement, d’infrastructures inadéquates et d'un manque de fonds pour développer les infrastructures.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les deux tiers de la population rurale vivent sans accès à l’eau potable. Madagascar et le Mozambique suivent de près avec des proportions respectivement de 65 % et 63 % de leur population rurale vivant sans eau potable. Les populations de ces trois pays sont parmi les plus vulnérables aux changements climatiques.

Le Paraguay est le pays qui fait le plus de progrès dans l’accès à l’eau potable pour ses populations rurales. C’est maintenant 95 % des populations rurales du pays qui ont accès à l’eau potable. Le pays d’Amérique du Sud a réussi à brancher 1,5 million de personnes à l’eau potable au cours des cinq dernières années.

Les phénomènes météo extrêmes menacent la santé des populations les plus pauvres d’Afrique, selon le rapport de WaterAid Canada. C'est dans ces pays que les températures augmenteront le plus rapidement au cours du 21e siècle.

Les maladies comme le choléra, le paludisme et la dengue de même que la malnutrition devraient devenir plus fréquentes. Les communautés rurales qui dépendent de l'agriculture auront du mal à cultiver des aliments et à nourrir le bétail en raison des températures élevées.

Les femmes, généralement responsables de l'approvisionnement en eau, pourraient devoir marcher sur de plus longues distances pendant les saisons sèches prolongées.

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