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19/03/2017 10:45 EDT | Actualisé 20/03/2018 01:12 EDT

Tournoi-2017 - L'Angleterre au sommet, les autres dans un mouchoir de poche

L'Angleterre a largement dominé le Tournoi des six nations où elle n'est cependant pas parvenue à réaliser le Grand Chelem, battue samedi (9-13) en Irlande, dans un mouchoir de poche avec le pays de Galles, la France et l'Ecosse, et loin devant l'Italie.

+ Pour la Rose, le gâteau sans la cerise

Ils ont raté la dernière marche, qui leur aurait permis de lever le Grand Chelem pour la deuxième fois de suite et de battre le record de victoires consécutives des All Blacks (18). Manque donc la cerise sur le gâteau pour les hommes d'Eddie Jones, qui a connu sa première défaite depuis son arrivée après le fiasco de la Coupe du monde 2015.

Privés de leur perforateur Billy Vunipola pendant la quasi totalité de la compétition, les Anglais (19 pts) auraient pu concéder ce revers plus tôt, s'en sortant de justesse contre la France (19-16) et au pays de Galles (21-16). Une preuve de leur de caractère, l'une de leurs forces avec la puissance de leurs avants, les jambes de leurs arrières et leur pragmatisme. Ils ont aussi peiné pendant une heure face à la tactique des "rucks fantôme" de l'Italie (36-15), mais leur bilan global reste évidemment positif, et ils devraient être en force dans le groupe des Lions britanniques et irlandais qui défieront la Nouvelle-Zélande chez elle en juin-juillet à l'occasion d'une tournée alléchante.

+ Quatre à se bousculer au portillon

Suivent derrière, à égalité d'unités (14), dans l'ordre l'Irlande, la France et l'Ecosse, signe d'un Tournoi très serré, où ont été introduits pour la première fois les points de bonus. Le XV du Trèfle a été fidèle à lui-même, parfaitement réglé tactiquement par sa charnière Conor Murray-Jonathan Sexton, solide sur ses fondamentaux (jeu au pied, conquête) mais toujours un peu prévisible.

Si l'Irlande a perdu une place au classement par rapport à la précédente édition, le XV de France en a lui gagné deux, pour terminer sur le podium pour la première fois depuis 2011. Les Bleus semblent donc avoir progressé sur le chemin de leur reconstruction, même si le revers en Irlande (9-19) est venu souligner tous les progrès, tactiques et techniques, leur restant à accomplir. Ils auront l'occasion de franchir une nouvelle marche en juin en Afrique du Sud.

L'Ecosse se rêvait elle quasiment tout en haut pour les derniers matches de Vern Cotter, elle devra se contenter d'une quatrième place. La faute principalement à une déroute en Angleterre (21-61) qui a mis en lumière ses défauts structurels: un manque de puissance et de profondeur de banc, puisqu'elle a été fortement handicapée à Twickenham par les absences de Josh Strauss, Greig Ladlaw et John Hardie.

Le pays de Galles pointe à quatre longueurs de ce trio et a dégagé une impression de stagnation sous la houlette de Rob Howley, intérimaire après que Warren Gatland eut été détaché pour prendre la tête des Lions. Le XV du Poireau est certes passé à un cheveu -- vingt minutes de temps supplémentaire! -- de la victoire samedi en France (18-20), mais il s'est montré contre elle peu inventif, comme sur l'ensemble du Tournoi.

+ L'Italie à la traîne

L'Italie est elle loin derrière, avec une nouvelle Cuillère de bois pour le premier Tournoi à sa tête de Conor O'Shea. Abordé après une historique victoire contre l'Afrique du Sud en novembre (20-18), celui-ci a finalement souligné tout le gouffre qui séparait la Nazionale de ses concurrents: manque de souffle, de puissance, de réservoir et de talents.

Si les questions sur sa légitimité à être inclue d'office à la compétition ont été balayées par les dirigeants du Tournoi, son niveau pose question.

nk/dif

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