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19/03/2017 08:40 EDT | Actualisé 20/03/2018 01:12 EDT

Quelques milliers de manifestants à Paris contre les "violences policières"

Quelques milliers de personnes manifestaient à Paris dimanche après-midi contre les "violences policières" à l'appel de plusieurs organisations, quelques semaines après l'"affaire Théo" qui avait entraîné des violences urbaines dans la banlieue de la capitale française.

La foule scandait des slogans tels que "pas de justice, pas de paix !", "Police partout, justice nulle part !" ou "urgence, urgence, la police assassine en toute impunité !". Sur des pancartes, on pouvait lire : "Les bamboulas, les bougnouls, les niakoués (...) vous emmerdent", ont constaté des journalistes de l'AFP

Début février, Théo, un jeune noir de 22 ans, avait été grièvement blessé à l'anus par une matraque pendant son interpellation par quatre policiers, dont l'un a été inculpé de viol. L'affaire avait entraîné plusieurs nuits de violences urbaines dans des villes de la banlieue parisienne.

Derrière une banderole "Justice et dignité, stop à l'impunité policière" avec les portraits dessinés de 13 personnes, présentées comme des victimes de la violence policière, les manifestants marchaient dans l'est de Paris.

"Nous voulons que justice soit faite. Le meurtrier de mon frère a été condamné mais il reste encore d'autres familles pour qui ce n'est pas le cas", a expliqué au micro un des organisateurs, Amal Bentounsi, soeur d'Amine, tué d'une balle dans le dos par un policier condamné en appel à cinq ans de prison avec sursis.

"Il y a trop de meurtres policiers, il faut que ça cesse", a plaidé Fatiha Bouras, qui se présente comme la mère d'une victime. "C'est que des Maghrébins et des Blacks qui meurent", a-t-elle aussi dit.

Malgré la présence en fin de cortège de plusieurs centaines de personnes portant des capuches, cache-nez et lunettes noires, brandissant des drapeaux anarchistes et tirant de façon sporadique des fumigènes, l'ambiance était plutôt calme.

Des filtrages, organisés en amont, ont permis de récupérer plusieurs projectiles et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, selon des sources policières.

La première grande manifestation contre les violences policières avait rassemblé en octobre 2015 entre 3.500 et 10.000 personnes selon les sources. C'était exactement dix ans après de grandes émeutes en banlieue parisienne consécutives à la mort de deux adolescents, Zyed et Bouna, dans un transformateur électrique tandis qu'ils tentaient de fuir la police à Clichy-sous-Bois.

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