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19/03/2017 03:33 EDT | Actualisé 20/03/2018 01:12 EDT

Formule 1/Haas - Grosjean: Etre "les meilleurs parmi le reste"

Le Franco-Suisse Romain Grosjean, qui entame dimanche prochain à Melbourne sa 2e année chez Haas, espère cette saison être avec l'écurie américaine "les meilleurs parmi le reste" derrière Mercedes, Ferrari et Red Bull, a priori intouchables.

Q: Quel bilan tirer après les huit jours d'essais à Barcelone ?

R: "Ce ne sont que des essais de pré-saison qui ne ressemblent pas vraiment aux conditions que nous rencontrons lors d'un week-end de Grand Prix mais, de manière générale, je pense que nous avons effectué de bons progrès. On a atteint la majorité des objectifs fixés. La voiture s'est améliorée chaque jour et l'équipe a fait du très bon boulot. Il reste néanmoins une inconnue avant d'aller à Melbourne puisqu'on n'a disposé que de seulement huit jours, dont quatre par pilote".

Q: Croyez-vous pouvoir réitérer votre très bon début de saison 2016 (6e en Australie et 5e à Bahreïn) ?

R: "Lors des premiers Grand Prix, il existe sans doute davantage d'opportunités pour nous de marquer des points en raison des problèmes qui peuvent toucher les nouvelles voitures. Moins de pilotes finissent les courses et ça peut aider. Bien sûr que je ne dirais pas non si je peux prendre des points dès Melbourne ! Mais je préfère débuter en douceur la saison et monter en puissance ensuite plutôt que le contraire".

Q: Comment analysez-vous le comportement de ces nouvelles F1 plus puissantes et plus larges ?

R: "Très positivement, car on retrouve enfin des sensations. Il y a de nouveau un vrai travail de pilotage pour tourner au bon moment, sur le meilleur point possible à la corde, tout en conservant une bonne vitesse de passage dans le virage. Et avec de telles monoplaces, on flirte encore plus qu'avant avec la limite. Je pense que ce sont les voitures les plus rapides de l'histoire de la Formule 1. Pour moi, plus ça va vite, mieux c'est, donc je suis content".

Q: Comment adapte-t-on son style de pilotage à cette nouvelle donne ?

R: "Sur le circuit de Barcelone que je connais très bien, les points de repère étaient à force quasiment gravés dans mon corps. Mais avec les F1 2017, le moment où on doit freiner avant une courbe a changé de presque trente mètres. Et il faut aussi remettre les gaz plus tôt. Au début, j'ai été un peu perturbé par ces changements mais heureusement après quelques tours, je suis parvenu très vite à modifier ma grille de lecture sur la piste".

Q: Pensez-vous que ces voitures vont pousser les pilotes dans leurs retranchements au point de vue physique ?

R: "Cette année, on va pouvoir attaquer, ce qui est plus sympa. Retrouver l'esprit du pilotage. Ceux avec la meilleure condition seront capables de mieux résister à la fatigue. Mais même si c'est beaucoup plus physique qu'avant, est-ce qu'on sera vraiment exténués ? C'est trop tôt pour le dire".

Q: Quel sera l'objectif au championnat ?

R: "C'est super ouvert derrière les trois équipes de tête qui seront encore a priori Mercedes, Ferrari et Red Bull. Nous allons essayer d'être les meilleurs parmi le reste des écuries. Le milieu de tableau paraît très serré au vu des chronos réalisés à Barcelone".

Q: Votre voiture connaît des problèmes récurrents de freins. Qu'en est-il ?

R: "Nous avons toujours du mal avec le sous-virage, même si c'est moins grave que l'an passé, et nous devons comprendre pourquoi. Nous avons déjà essayé beaucoup de configurations différentes, notamment sur la suspension arrière, mais on cherche encore la mise au point parfaite.

Q: Comment ressentez vous l'évolution de votre équipe à l'aube de sa 2e saison ?

R: "Il y a une grosse différence d'approche. On a recruté quasiment 25 personnes. Comme les gens ont vu que l'écurie était solide en 2016, on a vraiment de bons ingénieurs et mécaniciens qui sont arrivés. Les ingénieurs peuvent se concentrer sur leur spécialité alors qu'avant ils étaient multitâches, et on trouve des solutions plus rapidement quand on a des problèmes. Nous sommes beaucoup plus avancés par rapport à après la pause estivale de la saison écoulée, en termes de compréhension et d'analyse. Et en plus tout le monde peut dormir entre quatre et six heures par nuit, alors que l'an dernier, ce n'était pas du tout le cas".

Propos recueillis par Septime MEUNIER

smr/syd

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