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19/03/2017 16:00 EDT | Actualisé 20/03/2018 01:12 EDT

De grands projets pour de petits cochons frisés au Nouveau-Brunswick

Un agriculteur veut développer au Nouveau-Brunswick l'élevage d'une espèce rare de cochon frisé. L'arrivée de cette viande raffinée crée déjà de l'engouement dans la province.

Pour le moment, les deux cochons frisés de la ferme Queen’s, à Riverside-Albert, sont les seuls représentants de leur race au Nouveau-Brunswick.

Cette espèce rare qui a frôlé l'extinction il y a 30 ans pourrait se multiplier dans la province.

« On commence avec deux lignées cette année, et ces deux lignées devraient se reproduire au cours de 2018. Ce sont ces lignées de 2018 que nous sommes en train de proposer aux autres producteurs », indique l’agriculteur Dominic Béland.

M. Béland a acheté ses deux cochons frisés en Nouvelle-Écosse. C'est la qualité de la viande qui l'a incitée à se lancer dans le projet.

« J'ai eu une expérience culinaire assez extraordinaire à Barcelone quand j'étais jeune. J'ai mangé un prosciutto qui était meilleur que tout ce que j'avais déjà mangé. Les gens m'ont expliqué que c'était un Pata Negra qui venait d'un type de cochon bien spécifique: ceux-là », explique Dominic Béland.

Mais développer une lignée coûte cher. Dominic Béland a tenu un événement, dimanche, à sa ferme à Riverside-Albert, dans la région de Fundy, pour trouver des investisseurs.

« Vingt mille dollars pour commencer des cochons, ça commence à être trop cher, mais à la gang comme ça on peut y arriver. À travers le Nouveau-Brunswick, on aimerait que la population [de cochons frisés] augmente le plus rapidement possible », souligne M. Béland.

Des intervenants enthousiastes

Zachary Everett, copropriétaire du vignoble Magnetic Hill, était présent. L’aventure l’intéresse.

« Nos produits sont faits avec des fruits qu'on cultive ici au Nouveau-Brunswick, même chose avec notre bouffe. Je veux vraiment développer de petits produits qui passent vraiment bien avec le vin. Alors, les saucissons, j'ai vraiment hâte d'y goûter avec nos vins », explique M. Everett.

Pierre Richard, chef du restaurant huppé Little Louis’, à Moncton, était également sur place. « J'avais déjà entendu le nom, mais là je suis en train d'apprendre que c'est un produit superbe. Il y a beaucoup de monde qui disent que c'est comparable au boeuf Wagyu, mais c'est nouveau pour moi et j'ai hâte d'essayer le produit », dit-il.

Le cochon frisé prend du temps à grandir et il est plus petit que les espèces courantes. C'est un élevage coûteux, ce qui peut décourager certains investisseurs, mais Dominic Béland croit pouvoir trouver un bon bassin de gens qui s’y intéressent.

D’après le reportage d’Anne-Marie Provost

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