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19/03/2017 08:41 EDT | Actualisé 20/03/2018 01:12 EDT

Conmebol/corruption: "Une image de marque difficile à reconstruire", selon le vice-president Gonzalez

Deux ans après le scandale qui a touché la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), "il n'est pas facile de reconstruire l'image" de l'institution, a estimé dimanche à Caracas l'un de ses vice-présidents, Laureano González.

"N'oublions pas que les anciens présidents, Nicolás Leo (1986-2013), Eugenio Figueredo (2013-2014) et Juan Ángel Napou (2014-2015), sont incarcérés ou sous contrôle judiciaire ainsi que dix présidents de Fédération", a rappelé M. Gonzalez, lors d'un entretien avec l'AFP.

"La situation n'est pas facile", a commenté celui qui, à 68 ans, est également président de la Fédération vénézuélienne de football (LVF).

La Conmebol et la Concacaf (Amérique du nord, centrale et Caraïbes) sont les deux confédérations les plus touchées par le vaste scandale de corruption qui a ébranlé les instances internationales du football, à partir de la vague d'arrestations de mai 2015 à Zurich.

"Nous devons désormais travailler en toute transparence car ce qui s'est produit à la Fifa, à la Commebol et dans les fédérations, ne peut pas se répéter", a lancé le président au siège de la LVF.

Le 27 mai 2015, huit responsables de la Commebol et de la Concacaf (Amérique du nord, centrale et Caraïbes) avaient été arrêtés en Suisse sur réquisitions de la justice américaine.

Il leur était reproché d'avoir accepté des pots-de-vin d'une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars au moment de la répartition des droits télévisuels de grandes compétitions sud-américaines telles que la Copa America.

Ces affaires ont finalement touché la Fifa et conduit à la démission du président Joseph Blatter, remplacé par Gianni Infantino le 26 février 2016.

Un mois plus tôt, le Paraguayen Alejandro Domínguez, avait été élu à la tête de la Commebol.

"Des réformes très importantes ont été mises en place (sous l'autorité des deux nouveaux présidents, ndlr) afin d'exercer un plus grand contrôle en matière de transparence et de gouvernance", a estimé Laureano Gonzalez.

En septembre dernier, la Conmebol a modifié ses statuts introduisant une limite de temps pour certains postes et de nouvelles normes pour la signature de contrats.

Le Congrès de la Conmebol, alors réuni à Lima, avait également décidé que, pour parvenir à la présidence de l'organisation, il faudrait passer des examens d'aptitude.

"La Conmebol a été victime de ses administrateurs (...). Le football n'est pas coupable", a poursuivi le président de la fédération vénézuélienne.

M. González ambitionne d'être réélu mardi prochain à la tête de la FVF pour la période 2017-2021.

erc/axm/syd

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