NOUVELLES
17/03/2017 11:50 EDT | Actualisé 17/03/2017 11:51 EDT

Scabs: le Syndicat des métallos veut des amendes «d'au moins 10 000 $» par jour

La Presse canadienne

Placé devant six cas récents de recours à des "briseurs de grève" dans deux entreprises, le Syndicat des métallos, en colère, demande au ministère du Travail de majorer à "au moins 10 000 $" les amendes imposées aux employeurs fautifs.

Le Code du travail du Québec interdit en effet d'utiliser les services d'une personne pour remplir les fonctions d'un salarié en grève ou en lock-out. Ces dispositions avaient jadis été adoptées pour éviter la violence lors de conflits de travail et rééquilibrer le rapport de forces employeur-employés.

À l'heure actuelle, les employeurs pris en défaut encourent des amendes qui peuvent atteindre 1000 $ par jour par travailleur de remplacement.

C'est trop peu, a déploré Alain Croteau, directeur québécois du Syndicat des métallos, au cours d'une entrevue à La Presse canadienne, vendredi. Il souhaiterait que ces amendes soient portées à 10 000 $ ou 15 000 $ afin d'avoir un véritable effet dissuasif sur les employeurs.

Dans des rapports rédigés à la suite de plaintes du Syndicat des métallos, des enquêteurs du ministère du Travail ont récemment confirmé l'emploi de travailleurs de remplacement au sein de l'entreprise de transformation de métaux Samuel, fils et Cie, à Laval, de même que Zinc électrolytique à Salaberry-de-Valleyfield.

Voir aussi:

Galerie photo Les plus grands syndicats du Québec Voyez les images