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16/03/2017 06:40 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Produits dangereux: le système d'alerte de l'UE plus réactif

Le système d'alerte mis en place dans l'UE pour signaler la dangerosité de produits non-alimentaires pour les consommateurs a enregistré une plus grande réactivité de la part des autorités nationales en 2016, s'est félicitée jeudi la Commission européenne.

Les 2.044 alertes déclenchées en 2016 et diffusées par les autorités nationales via le "système d'alerte rapide européen" ont donné lieu à 3.824 actions de suivi, comme des rappels de produits. C'est plus du double des années précédentes, souligne la Commission dans son bilan annuel.

Quand des produits sont retirés d'un marché national ou rappelés par les fabricants, le système européen permet de partager l'information avec les autres pays, leur permettant de prendre à leur tour des mesures.

La commissaire européenne aux consommateurs, Vera Jourova, s'est félicitée d'un accord conclu avec les distributeurs en ligne Amazon, Ebay et Alibaba, qui ont accepté "d'intensifier leurs efforts pour retirer" rapidement des produits identifiés par les autorités de réglementation de l'UE.

Le nombre d'alertes publiées est quasi stable par rapport à 2015 et les jouets restent la catégorie la plus notifiée (26%), suivi des véhicules à moteur (18%) et des vêtements, textiles et articles de mode (13%). Cela concerne des risques de blessure dans un quart des cas, suivi des risques chimiques (23%).

"Si vous achetez quelque chose de très bon marché, il y a de plus grandes chances que le produit ne soit pas conforme aux règles", a observé Andre Berends, le chef de l'équipe qui coordonne le système d'alerte, interrogé par l'AFP.

Les plus grands dangers pour les enfants et les bébés restent les petites pièces qui se détachent de jouets et peuvent être avalées, ou ces produits chimiques, les phtalates, utilisés pour rendre plus flexible le plastique avec lequel sont fabriquées les poupées par exemple.

Il faut aussi se montrer très prudent avec les batteries au lithium-ion, a expliqué M. Benders, soulignant que de plus en plus de produits, et notamment de jouets, en contiennent.

Mercredi, une passagère en route pour l'Australie a été brûlée aux mains et au visage quand ses écouteurs ont pris feu en plein vol.

Les produits dangereux signalés en 2016 continuent de venir principalement de Chine, pour plus de la moitié, mais la tendance est en baisse, en recul de neuf points de pourcentage (de 62% à 53%) sur un an.

"Preuve s'il en est que notre coopération avec la Chine et notre persévérance à exiger des normes strictes portent leur fruit", a estimé Mme Jourova.

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