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16/03/2017 11:12 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Les USA ne veulent pas de "guerres commerciales" (Mnuchin)

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré jeudi à Berlin que son pays ne voulait pas de guerre commerciale, adoptant un ton conciliant à la veille d'une réunion du forum du G20 finances.

"Notre objectif est de créer de la croissance économique qui est bonne pour les Etats-Unis et pour le reste du monde", a déclaré l'ancien banquier de Goldmann Sachs lors d'une conférence de presse à l'issue d'une première rencontre avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble à Berlin.

"Notre désir n'est pas d'entrer dans des guerres commerciales", a-t-il assuré, sur fond de tensions liées au discours protectionniste du nouveau locataire de la Maison Blanche Donald Trump.

Bien que ses sorties sur l'économie mondiale n'aient pas encore été suivies d'actes, Donald Trump prône "L'Amérique d'abord" avec de forts accents protectionnistes, quand la chancelière Angela Merkel est une libre-échangiste convaincue, reflet de la puissance allemande à l'export.

"Notre désir est que (...) quand il y a des déséquilibres dans les relations commerciales, alors nous devons nous en occuper", a souligné M. Mnuchin.

Le grand argentier allemand a qualifié de son côté cette première prise de contact avec son homologue américain de "bon départ", même si les deux hommes ne sont pas "d'accord sur tous les points".

"Nous n'allons pas régler tous les problèmes à Baden Baden", où se tient vendredi et samedi la réunion du G20, a-t-il admis, mais nous avons "une position commune claire sur le fait que nous voulons régler les problèmes ensemble", a-t-il dit.

Pour atteindre "une croissance et une prospérité durables, nous avons besoin de solutions globales", a-t-il ajouté.

Les discussions entre les grands argentiers du G20 s'annoncent compliquées, selon des informations ayant filtré dans les médias. D'après le quotidien économique allemand Handelsblatt de jeudi, les pays diffèrent en particulier sur la question de savoir s'il faut mentionner le "libre échange" dans le communiqué final.

Plusieurs Etats, dont la France, le Brésil ou Singapour, entendent réaffirmer ce principe, alors que les Etats-Unis s'y opposent, affirme le journal.

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