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16/03/2017 11:10 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Le ton se durcit aux États-Unis dans le bois d'oeuvre, dit Raymond Chrétien

MONTRÉAL — Le ton se durcit à Washington à propos du bois d'oeuvre, estime le négociateur du Québec dans ce dossier, Raymond Chrétien, qui continue de plaider pour une solution négociée entre le Canada et les États-Unis.

Autrement, ce dossier risque de «polluer l'atmosphère entre les deux pays pendant longtemps», a estimé l'ex-ambassadeur canadien aux États-Unis, jeudi, en marge d'un événement organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal.

Dans le cadre de son audience de confirmation au Sénat, Robert Lighthizer, le représentant au Commerce désigné, a affirmé cette semaine avoir placé le dossier du bois d'oeuvre au sommet de sa liste des priorités.

Incité par plusieurs sénateurs républicains et démocrates à adopter la ligne dure à l'endroit du Canada, ce dernier a souligné que les compagnies américaines souhaitaient que des quantités limités de bois d'oeuvre canadien puissent avoir accès au marché américain.

Questionné à ce sujet, M. Chrétien ne s'est pas montré surpris par ces déclarations, rappelant qu'il fallait s'attendre à une négociation difficile entre les deux parties.

L'ancien diplomate a expliqué que de nombreux postes devaient être comblés en matière de commerce transfrontalier au sud de la frontière. À son avis, cette «période de flottement» devrait s'étirer jusqu'à l'été.

Pour l'instant, l'enquête que mène le département du Commerce retient l'attention de M. Chrétien, qui espère que les droits compensatoires que les États-Unis pourraient imposer dès le mois de mai seront raisonnables.

Compte tenu du nombre de parties impliquées dans ce processus, M. Chrétien n'a pas voulu se prononcer sur la possibilité que le Canada puisse avoir gain de cause à cette étape-ci.

Actuellement, les producteurs de l'Ontario et du Québec pressent Ottawa de leur accorder des garanties de prêts pour les aider à payer les droits et poursuivre leurs activités advenant que de tels droits compensatoires — pouvant osciller entre 25 et 40 pour cent selon divers observateurs — soient imposés à la frontière.