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16/03/2017 13:28 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

La Tunisie est "sur le bon chemin", affirme son Premier ministre

La Tunisie est "sur le bon chemin" même si sa situation économique reste délicate, a affirmé jeudi le chef du gouvernement Youssef Chahed devant le Parlement, disant compter sur une reprise du tourisme cette année.

Lors d'une séance plénière consacrée au vote de confiance pour deux nouveaux membres du gouvernement après un récent remaniement, M. Chahed, à la tête d'un cabinet dit d'"union nationale" depuis six mois, en a profité pour dresser un bilan de l'action gouvernementale.

Après un long débat, les députés ont accordé leur confiance au ministre des affaires religieuses Ahmed Adhoum et le secrétaire d'Etat au ministère du Commerce, Abdelatif Hmam.

"Nous sommes sur le bon chemin", avait déclaré le Premier ministre à l'ouverture de la séance.

"Mais la situation reste difficile (...) parce que la croissance est bloquée depuis six ans, parce que nous avons toujours plus de 600.000 chômeurs, que la situation des finances publiques, malgré des améliorations, reste délicate et critique (...) et qu'il nous reste un grand déficit dans la balance commerciale", a-t-il ajouté.

L'économie tunisienne a été durement affectée par l'instabilité qui a suivi la révolution de 2011. Une série d'attentats jihadistes sanglants en 2015 et 2016 a provoqué une crise dans le secteur déjà affaibli du tourisme.

Mais "la situation sécuritaire s'est grandement améliorée (...), un grand nombre de cellules terroristes a été démantelé", s'est félicité M. Chahed. Et la sécurité "a un impact immédiat et direct sur les autres secteurs, le tourisme, l'investissement et la situation économique de manière générale".

Le chef du gouvernement a fait état d'un redémarrage de la production et du transport des phosphates, évoquant "des taux record proches de ceux de 2010".

Et "nous nous attendons à ce que le nombre de touristes en 2017 augmente de 30% pour arriver à 6,5 millions, bien sûr si la sécurité le permet", a-t-il dit.

"Avec le retour de la production (industrielle), la reprise du secteur touristique et si Dieu le veut de l'agriculture, nous pouvons réaliser un taux de croissance de 2,5% en 2017", contre 1% en 2016, a-t-il ajouté. "Ce n'est pas suffisant mais c'est (un) début".

Pour cela, il faut aussi "une levée des obstacles législatifs et administratifs qui allongent les délais de réalisation des projets", a poursuivi M. Chahed, soulignant l'"importance d'adopter la loi d'urgence économique".

Cette législation est censée permettre durant trois ans "des facilités administratives pour les projets nationaux prioritaires" qui ont "une grande capacité" de recrutement, surtout dans l'intérieur du pays, a-t-il dit.

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