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16/03/2017 15:32 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

L'Impact prêt pour une guerre de tranchées à New York

L'Impact de Montréal ne s'attend pas à jouer un beau soccer, samedi contre le New York City FC. Mais c'est le résultat qui compte.

Un texte de Simon Cremer

« Il y a de la neige. On ne sait pas si le terrain va être endommagé […] et puis le terrain est étroit, a souligné le milieu de terrain Patrice Bernier. Il va falloir être prêt à jouer un match qui est plus robuste, physique, peut-être pas aussi élégant ou technique. »

L’Impact rencontrera le NYCFC sur la pelouse du mythique Yankee Stadium, à l’air libre, sur le terrain le plus étroit de la MLS. La météo annonce 5 degrés Celsius et un mélange de pluie et de neige.

Ce n’est pas exactement le meilleur scénario pour faire oublier les deux premiers résultats décevants en ce début de saison, une défaite à San José et une nulle contre les Sounders de Seattle à l'ouverture locale au stade olympique.

« On fait toujours des correctifs. Gérer les dernières dix minutes, c’était la première chose à l’agenda, a souligné l’entraîneur-chef Mauro Biello, en référence à l’avance de 2-0 gâchée samedi dernier contre les Sounders.

Faire bouger le bloc, tenir le ballon dans certains moments, ne pas perdre notre sang-froid dans ces moments, on a travaillé là-dessus et sur New York. Je crois que de San José à Seattle, on a vu une grande amélioration. On veut retrouver nos automatismes et continuer à pousser dans ce match.

Mauro Biello, entraîneur-chef de l'Impact

Car New York, c’est un terrain particulier, mais aussi une équipe dangereuse.

« La moindre erreur en milieu de terrain, tout de suite, ça va droit au but. Il n’y a pas vraiment de construction lente », a indiqué Bernier.

« On va jouer contre une bonne équipe. Ils ont eu de la neige, comme nous, a rappelé Biello. On aura peut-être un terrain gelé ou mouillé, on ne sait pas encore, mais on doit être prêt pour ces conditions.

« Si ce sont de mauvaises conditions, je ne m'attends pas à un match avec beaucoup de rythme. Il faut être prêt à aller se battre, dans un match comme ça. »

Le onze montréalais devra particulièrement tenir à l’œil David Villa. « C’est un des meilleurs joueurs désignés de la ligue, a dit Bernier. Il a toutes les composantes : il travaille, il a des qualités techniques hors-normes et il a l’instinct du tueur devant le but. Il faut éviter que le ballon se rende à lui. Même si tu penses que tu l’as, il trouve une façon de se démarquer. »

Quant aux particularités du Yankee Stadium, elles ne constituent pas pour autant une excuse, selon Ignacio Piatti. « C’est un terrain plus petit, et oui, il faut être un peu plus en arrière pour prendre le ballon, mais ça ne change rien. Il faut marquer des buts pour gagner. Ça sera un match difficile mais nous serons prêts pour gagner là-bas. »