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16/03/2017 02:45 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Indonésie: six ans de prison pour un passeur de migrants

Un Indonésien passeur de migrants a été condamné jeudi à six ans de prison pour avoir organisé un voyage en bateau avec 65 clandestins qui voulaient se rendre en Nouvelle Zélande.

Comparaissant devant un tribunal sur l'île de Rote, à environ 500 km des côtes australiennes, Abraham Louhenapessy, surnommé "Captain Bram", a été reconnu coupable d'avoir acheté un bateau et aidé à trouver l'équipage pour cette expédition organisée début 2015 avec 65 clandestins -- sri lankais, bangladais et birmans.

Ce voyage avait provoqué des tensions entre l'Indonésie et l'Australie, à la suite d'informations selon lesquelles la marine australienne a arrêté le bateau et versé environ 30.000 euros à l'équipage pour qu'il retourne en Indonésie.

Louhenapessy, âgé de 56 ans et connu dans le milieu des passeurs de migrants, avait auparavant organisé de nombreux voyages semblables vers l'Australie, avant que ce pays n'introduise des mesures plus strictes pour prévenir l'arrivée de clandestins.

Il avait déjà été condamné à une brève peine de prison après son arrestation en 2007. Deux ans plus tard, il avait été arrêté caché sur un bateau rempli de demandeurs d'asile et condamné à une amende.

Concernant l'expédition de 2015 vers la Nouvelle Zélande, le capitaine et l'équipage du bateau indonésiens ont été condamnés, eux, l'an passé, à un peu plus de cinq ans de prison.

L'Australie mène une politique d'immigration extrêmement restrictive depuis que le gouvernement a lancé en 2013 l'opération "Frontières souveraines" pour décourager les réfugiés d'arriver par la mer en Australie.

La marine intercepte les bateaux transportant des migrants et les renvoie vers leur point de transit, souvent l'Indonésie. Les migrants qui parviennent à gagner les rives de l'Australie sont, eux, placés dans des camps de rétention sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou sur l'île de Nauru, dans l'océan Pacifique.

Canberra affirme que cette politique de fermeté permet de sauver des vies.

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