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16/03/2017 15:02 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Gonflé à bloc, Alex Harvey prêt à jouer ses dernières cartes

Toujours sur un nuage après son triomphe historique au 50 km des mondiaux en Finlande, Alex Harvey estime que sa motivation pourrait faire toute la différence ce week-end, lors des Finales de la Coupe du monde de ski de fond qui se déroulent sur les plaines d'Abraham.

« À ce temps-ci de l’année, il y a une grande fatigue [pour tous les athlètes]. Personne n’est à 100 % physiquement, mais l’aspect motivation peut faire une grosse différence. Surtout dans un sport comme le ski de fond, où il y a un certain élément de douleur qui entre en compte », explique l’athlète, qui occupe actuellement le troisième rang mondial au cumulatif.

Harvey a profité de la dernière semaine pour récupérer en s’entraînant une seule fois par jour. « Juste skier pour se délier les jambes », précise-t-il.

« Rendu à ce point-ci de l’année, il n’y a plus d’entraînement à faire. C’est de la récupération, surtout qu’on a eu deux 50 km d’affilée en une semaine. On n’a jamais ça habituellement. C’est l’épreuve la plus longue du circuit. Cette semaine, c’était un entraînement par jour seulement. »

Devant ses proches et ses partisans, le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges entamera sa première de trois journées de compétition vendredi, avec l'épreuve de sprint.

« Ça aide [d’être à Québec], c’est sûr. Pour bien faire devant les gens de Québec, mes amis. J’ai encore le goût d’enfiler un dossard, de me donner à 100 %, de me faire souffrir aussi. Ça pourrait faire une grosse différence. »

Depuis son titre mondial au 50 km style libre, l’athlète reconnaît que le regard des autres compétiteurs a changé.

« Je pense que ça amène un certain respect de la part des autres compétiteurs. C’est l’épreuve reine pour nous. Et ils ne sont pas fous. Ils voient qu’on a une plus petite équipe que les autres. On se bat de plus en plus à armes égales par rapport aux Scandinaves, mais ce n’est pas encore égal. Alors ils sont doublement impressionnés que ce soit un Canadien qui ait gagné ce titre-là. »

C’est certain, la différence entre la deuxième marche du podium et la première est énorme sur la couverture médiatique.

Alex Harvey

Harvey se dit convaincu que cette victoire à l’épreuve reine des mondiaux l’aidera à confirmer son statut parmi les meilleurs fondeurs de la planète.

« Je suis rendu à 28 ans. C’est l’âge où tu es plus mature physiquement pour absorber tout l’entraînement des dernières années. Toutes les années d’entraînement que j’ai derrière moi servent de bagage. Avec l’expérience que j’ai, je connais chaque site de compétition. »

Après l’épreuve de sprint vendredi, Alex Harvey participera au 15 km départ de masse samedi et au 15 km poursuite dimanche.