NOUVELLES
16/03/2017 12:12 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Entretien des routes : la FCC demande à la province de dépenser plus intelligemment

La Fédération canadienne des contribuables estime que le gouvernement provincial doit dépenser l'argent plus intelligemment en ce qui concerne l'entretien des routes pour faire face au déficit provincial de 1,2 milliard de dollars.

CBC a appris que le gouvernement provincial a dépensé plus de 6 millions de dollars au cours des 5 dernières années pour entretenir les 10 routes les moins fréquentées de la province.

Par exemple, la section d'autoroute la moins utilisée de la Saskatchewan s'étend sur 29 kilomètres dans le sud-ouest de la province, de la frontière des États-Unis à l'ancienne ville de Govenlock. Selon les données fournies par le ministère de la Voirie et de l'Infrastructure, ce tronçon ne voit en moyenne que 30 véhicules par jour, mais, à lui seul, il a coûté au gouvernement provincial 565 381 $ en entretien au cours des 5 dernières années.

Le directeur de la Fédération des contribuables du Canada pour la région des Prairies, Todd McKay, estime qu’il s’agit d’un système inefficace et que le gouvernement doit être plus responsable avec l'argent des contribuables.

Bien que le ministre des Finances Kevin Doherty a répété à plusieurs reprises que « tout est sur la table » pour la préparation du budget présenté le 22 mars, un porte-parole du gouvernement a déclaré que la fermeture de routes ne fait pas partie de la discussion. « La fermeture des autoroutes à faible trafic isolerait la Saskatchewan rurale, qu'une autoroute desserve 50 ou 5000 véhicules par jour, cette route est essentielle pour ceux qui l'utilisent », a affirmé ce dernier dans un courriel.

Contrôler les dépenses en premier lieu

L'économiste de l'Université de la Saskatchewan Eric Howe explique que le gouvernement a dépensé beaucoup d’argent lors du boom des ressources de la dernière décennie, notamment sur le réseau routier.

La meilleure façon pour le gouvernement de faire face au déficit aurait été, selon lui, de contrôler ses dépenses en premier lieu.

« Le gouvernement n'a pas fait attention à ses dépenses, et maintenant il est confronté à la tâche peu enviable de décevoir beaucoup de gens », a-t-il déclaré.