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16/03/2017 04:20 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Donald Trump présente un budget de 1150 milliards $ US

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a présenté jeudi un budget de 1150 milliards $ US qui sabre dans plusieurs programmes intérieurs, mais augmente le financement de l'armée et fait un premier paiement en vue de la construction d'un mur entre les États-Unis et le Mexique.

M. Trump remplit plusieurs de ses promesses électorales en réduisant les dépenses consacrées à l'aide étrangère et à l'Agence de protection de l'environnement (EPA). La chaîne CNN rapporte que le budget de cette dernière sera abaissé de 31 pour cent.

Le budget Trump malmène aussi la recherche médicale, l'aide aux anciens combattants et le développement communautaire, des domaines qui sont pourtant chers aux élus américains.

M. Trump a expliqué qu'un «budget qui place l'Amérique en premier doit avoir comme priorité la sécurité de ses habitants — puisqu'il ne peut y avoir de prospérité sans sécurité».

L'armée américaine reçoit 54 milliards $ US de plus, soit la hausse la plus importante depuis que le président Ronald Reagan a entrepris de renflouer le Pentagone dans les années 1980. L'argent doit notamment servir à assurer la préparation des troupes, à combattre Daech (le groupe armé État islamique) et à acheter de nouvelles armes, entre autres des avions et des navires.

Cette augmentation de 10 pour cent du budget de la défense est financée par une réduction de 54 milliards $ US des dépenses consacrées à l'aide étrangère et aux agences domestiques protégées par le président Barack Obama.

Le nouveau budget s'en prend aux cibles préférées de l'aile conservatrice du Parti républicain, notamment le financement des arts, l'aide juridique pour les plus démunis et le programme de service national AmeriCorps créé par le président Bill Clinton.

Les forces de l'ordre, comme le FBI, sont épargnées. Le mur le long de la frontière reçoit un financement immédiat de 1,4 milliard $ US, tandis que 2,6 milliards $ US sont mis de côté pour 2018. Douze des 15 agences du Cabinet américain verraient leurs moyens réduits, les principaux perdants étant les départements de l'Agriculture, du Travail et d'État. Les départements de la Défense et de la Sécurité intérieure se retrouvent dans l'autre camp.

Du côté de l'EPA, plus de 3000 employés perdraient leur emploi, la recherche sur les changements climatiques serait abolie et les programmes qui freinent les émissions polluantes seraient annulés.

Les parlementaires américains auront toutefois le dernier mot et plusieurs des coupures souhaitées par M. Trump ne verront jamais le jour.