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15/03/2017 22:37 EDT | Actualisé 16/03/2018 01:12 EDT

Crise nord-coréenne: à Tokyo, Rex Tillerson rassure le Japon

Le chef de la diplomatie américaine a rassuré jeudi à Tokyo les dirigeants japonais sur le soutien de Washington face à la menace des programmes balistique et nucléaire de la Corée du Nord.

Arrivé mercredi soir au Japon, Rex Tillerson a engagé dans l'après-midi des discussions avec le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida avant une rencontre prévue plus tard avec le Premier ministre Shinzo Abe.

Pendant sa campagne, le candidat républicain Donald Trump avait semé la consternation chez les alliés japonais et sud-coréens des Etats-Unis en disant envisager le retrait des soldats américains du sud de la péninsule coréenne et de l'archipel nippon à défaut d'une hausse significative de la contribution financière des deux pays. Une fois élu, M. Trump avait pris soin de manifester son plein soutien à ces deux pays.

L'ex-patron du groupe pétrolier ExxonMobil a réitéré ce message auprès de son homologue japonais. "L'alliance entre les Etats-Unis et le Japon demeure la pierre angulaire de la paix et la stabilité dans la région Asie-Pacifique", a déclaré M. Tillerson à M. Kishida, à l'ouverture de la rencontre.

Il a parallèlement souligné l'importance d'une coopération à trois avec la Corée du Sud, qualifiée de "cruciale en particulier au moment où nous sommes confrontés aux programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord".

"J'apprécie grandement le fait que vous ayiez choisi le Japon comme première étape de votre tournée en Asie", a souligné de son côté M. Kishida, y voyant "l'importance" de cette relation bilatérale pour les Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie américaine se rendra à Séoul vendredi avant de partir pour la Chine samedi.

A Pékin, il appellera ses hôtes à faire pression sur le régime de Kim Jong-Un afin qu'il interrompe son programme balistique et nucléaire avant de s'engager dans des négociations de paix. La Chine, allié et protecteur de Pyongyang, apparaît comme le dernier pays ayant un ascendant suffisant sur la Corée du Nord, qui a fait fi de plusieurs séries de sanctions prises sous l'égide de l'ONU.

Selon des informations de presse, le secrétaire d'Etat américain pourrait par ailleurs mettre la dernière main à un projet de rencontre en avril du dirigeant chinois Xi Jinping avec Donald Trump aux Etats-Unis.

Il s'agit d'un baptême du feu pour M. Tillerson dans la diplomatie de crise, après de brèves visites à Bonn et à Mexico.

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