NOUVELLES
16/03/2017 17:37 EDT | Actualisé 17/03/2018 01:12 EDT

Colombie: la majorité des activistes tués en 2016 l'ont été dans la zone des FARC

En 2016, la majorité des meurtres de personnes appartenant à des organisations de défense des droits de l'Homme en Colombie ont été commis dans des zones contrôlées par la guérilla des Farc, a indiqué jeudi l'ONU.

"Nous sommes très inquiets de la violence dont sont victimes les dirigeants et les défenseurs des droits de l'Homme, qu'ils soient hommes ou femmes. La persistance de cette violence compromet l'objectif commun de la paix dans le pays", a souligné Martin Santiago, coordinateur des Nations Unies en Colombie.

Le gouvernement a signé fin novembre un accord de paix avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la plus importante du pays.

Lors de la présentation jeudi de son rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme en Colombie, l'ONU a attiré l'attention sur le fait que 127 activistes ont été tués l'an dernier dans le pays.

Parmi eux, plus de 60% ont trouvé la mort dans des zones aux mains des Farc, a expliqué jeudi Todd Howland, représentant en Colombia du Haut Commissariat pour les Droits de l'Homme, lors de la présentation de ce rapport avec M. Santiago.

Il a précisé que la quasi-totalité de ces assassinats ont eu lieu dans des zones où l'économie est illicite, en raison de la culture de la coca et de l'exploitation minière illégale.

La guérilla a pressé le président Juan Manuel Santos de prendre des mesures afin de mettre fin aux assassinats, accusant les paramilitaires d'extrême droite d'en être responsables.

dqg-raa-ad/lda/fj/juf/ol