NOUVELLES
16/03/2017 06:55 EDT | Actualisé 17/03/2017 09:09 EDT

Cafouillage sur l'A-13: dépôt d'un recours collectif

Une demande d'action collective a été déposée au nom de centaines d'automobilistes et d'utilisateurs du transport en commun qui sont restés coincés pendant une douzaine d'heures sur l'autoroute 13, à Montréal, durant la tempête survenue cette semaine.

Le requérant s’est toutefois retiré du dossier, mais l’avocat qui le pilote, Marc-Antoine Cloutier, croit qu’il sera en mesure de le remplacer pour porter la requête des « naufragés de l’autoroute 13 » devant les tribunaux.

La Sûreté du Québec, le ministère des Transports, le ministère de la Sécurité publique et la Ville de Montréal sont visés par cette demande, dont l'objectif est d'obtenir une compensation pour les « préjudices qu'ils ont subis en raison de ce cafouillage inexcusable ».

La poursuite allègue que les autorités en question ont « commis des fautes grossières dans la gestion du blocage routier ».

Les plaignants déplorent avoir été « prisonniers de leur véhicule pendant une dizaine d'heures, par temps froid, avec une information limitée, voire inexistante, sur les opérations de secours ». Ils soulignent que les services d'urgence ne sont arrivés sur place qu'au petit matin pour les aider.

Les victimes affirment notamment avoir subi de l'inconfort, du stress et de l'anxiété durant ces événements.

L’avocat de la poursuite, Me Marc-Antoine Cloutier, estime que ces victimes ont été « abandonnées […] à leur propre sort » et que le gouvernement a « une obligation d’indemnisation » dans ce dossier.

«Le gouvernement, dans cette situation-là, avait une obligation non pas de résultat, mais de s’assurer […] de déployer son plan d’urgence, de rendre les services disponibles à la population.» - Me Marc-Antoine Cloutier, avocat de la poursuite

De 300 à 500 plaignants

Me Cloutier estime que le groupe qui dépose cette demande d'action collective est composé de 300 à 500 personnes. Les indemnités réclamées en dommages moraux et punitifs sont de 2000 $ par victime et la poursuite pourrait ainsi atteindre de 600 000 $ à 1 000 000 $.

« Il est très certain que le ministre n’a pas de pouvoir sur la neige qui tombe et ce n’est pas lui qui conduit le véhicule, admet-il. Maintenant, deux heures, trois heures, quatre heures sans débloquer une route de cette ampleur-là, et sans que personne ne bouge, on n’appelle plus ça une obligation de résultats ou de moyens, on appelle ça tout simplement abandonner ces gens-là. Et, c’est là que le gouvernement a commis une faute. »

Les « naufragés de l’A-13 » comme les gens les appellent désormais, n’ont pas à s’inscrire. Ils doivent simplement retirer leur nom s’ils veulent éviter d’en faire partie.

Excuses, enquêtes et suspensions

Plus tôt dans la journée, le premier ministre, Philippe Couillard, et le ministre des Transports, Laurent Lessard, avaient présenté leurs excuses pour cette désorganisation.

Ils ont aussi annoncé que la sous-ministre adjointe aux Transports, Anne-Marie Leclerc, était relevée de certaines de ses fonctions, le temps de vérifier quel a été son rôle dans les événements.

Une enquête externe a aussi été déclenchée pour comprendre ce qui s'est produit. Elle sera menée par un ancien sous-ministre aux Transports, Florent Gagné.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter