POLITIQUE
13/03/2017 12:45 EDT | Actualisé 13/03/2017 12:45 EDT

L'ouverture, mais encadrée, dit Couillard en réponse au malaise face à l'immigration

Commentant les résultats du sondage CROP-Radio-Canada qui illustrent les inquiétudes d'une partie des Québécois et des Canadiens face aux immigrants, le premier ministre du Québec dit comprendre leurs sentiments, tout en soutenant que la réponse n'est pas de tendre vers la fermeture mais plutôt d'adopter une « ouverture encadrée ».

« Je comprends cela. On est une société qui pendant longtemps a été longtemps très homogène et clairement, il y a une grande transformation qui s’annonce au cours des prochaines années », a affirmé Philippe Couillard.

Il souligne que ces changements, déjà en cours dans les villes, sont appelés à gagner les régions du Québec.

Les données du sondage CROP indiquent que près de 40 % des Québécois estiment qu’il y a trop d’immigrants, un pourcentage similiaire à celui constaté dans le reste du pays.

Selon lui, la meilleure réponse aux préoccupations des Québécois est d'avoir un « dispositif d’encadrement, de sélection des immigrants, d’accompagnement, et de faire en sorte que les gens s’intègrent dans la société tout en respectant les règlements ».

Philippe Couillard a dit estimer qu'en « général » le peuple québécois demeurait ouvert et accueillant.

«Il faut comprendre que nous sommes dans une période de changements profonds dans nos sociétés.»

— Philippe Couillard

Signes religieux

Le sondage CROP révèle que 76 % des Québécois souhaitent que le port de vêtements religieux soit interdit pour les personnes en position d'autorité, notamment le voile.

Philippe Couillard a répliqué que le visage à découvert pour les personnes qui travaillent dans les services publics était la solution privilégiée par son gouvernement.

À l'heure actuelle, le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État, défendu par la ministre de la Justice Stéphanie Vallée, affirme le principe de la laïcité de l’État et prône que les services gouvernementaux soient reçus et offerts à visage découvert pour des raisons de communication, de sécurité et d'identification, et non pour des motifs religieux.

Les partis d'opposition ont récemment exigé que le gouvernement Couillard aille plus loin et adopte les recommandations de la commission Bouchard-Taylor sur l'interdiction du port de signes religieux par les personnes en position d'autorité.

En ce qui a trait au fait qu'un Québécois sur cinq pense qu'il devrait y avoir un chef politique à l’image de Donald Trump au Québec, le premier ministre a offert une réponse courte et directe :

« Ça ne serait pas moi ! »

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