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13/03/2017 08:56 EDT | Actualisé 14/03/2018 01:12 EDT

Le Polisario appelle l'ONU à intervenir pour la libération de détenus sahraouis

Le Polisario a appelé l'ONU à intervenir "en urgence" pour la libération "immédiate" de 25 Sahraouis, dont le procès en appel a repris lundi au Maroc, où ils sont accusés d'avoir assassiné onze membres des forces de l'ordre en 2010 selon l'agence algérienne APS.

Le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a ainsi adressé au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, une lettre dénonçant "une nouvelle série de violations" concernant "le procès injuste de prisonniers politiques sahraouis innocents" devant un "tribunal marocain illégitime", a rapporté APS.

Le chef du Polisario a demandé à M. Guterres d'intervenir "en urgence pour la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus", a ajouté l'agence algérienne.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est sous contrôle du Maroc depuis 1975. Soutenu par l'Algérie, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat, qui contrôle la région et considère le Sahara comme une "cause nationale", propose une autonomie sous sa souveraineté.

Les 25 Sahraouis sont accusés au Maroc d'avoir assassiné onze membres des forces de l'ordre durant des émeutes déclenchées par le démantèlement en novembre 2010 du camp de Gdeim Izik, près de Laâyoune, au Sahara occidental sous contrôle marocain.

Selon le chef du mouvement saharaoui, ils avaient été interpellés au cours d'une "opération militaire marocaine suite aux manifestations populaires pacifiques (...) de Sahraouis dans le camp de Gdeim Izik".

Les 25 Sahraouis avaient été condamnés en 2013 par un tribunal militaire au Maroc à des peines allant de 20 ans de réclusion à la perpétuité.

Le procès avait été jugé "inéquitable" par des ONG internationales, et en juillet dernier la Cour de cassation avait ordonné la tenue d'un nouveau procès, cette fois devant une juridiction civile.

Lors de la dernière audience, le 25 janvier, la Cour avait reconnu sa compétence pour juger les accusés, décidé de soumettre ces derniers à une expertise médicale et rejeté leur demande de mise en liberté provisoire.

abh/feb