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13/03/2017 06:13 EDT | Actualisé 14/03/2018 01:12 EDT

La Turquie ne tentait pas d'influencer les élections néerlandaises (Rutte)

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a affirmé lundi que la Turquie ne tentait pas d'influencer les élections néerlandaises cruciales de mercredi après la crise diplomatique entre Ankara et La Haye qui a éclaté le week-end dernier.

"Je ne pense pas qu'ils veulent interférer", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Rotterdam, après l'interdiction faite au cours du week-end à des ministres turcs de participer à des meetings en faveur du référendum sur le renforcement des pouvoirs présidentiels turcs à Rotterdam.

"Comme je l'ai dit au Premier ministre turc plus tard cette nuit-là, la Turquie est un pays fier, mais les Pays-Bas sont aussi un pays fier. Nous ne négocierons jamais sous la menace", a-t-il ajouté. "C'est pourquoi nous avons arrêté les discussions et avons dit (au ministre turc des Affaires étrangères) qu'il n'était plus le bienvenu samedi."

Le ministre Mevlut Cavusoglu avait menacé La Haye de "lourdes sanctions" si les autorités néerlandaises lui interdisaient de se rendre aux Pays-Bas.

Après que La Haye a refusé d'autoriser cette visite du chef de la diplomatie turque, les Pays-Bas ont expulsé samedi soir la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya vers l'Allemagne, d'où elle était arrivée par la route.

"Je ne crois pas que leur idée était d'influencer les élections, je crois qu'ils voulaient juste venir ici pour parler du référendum avec la population turque", a encore souligné Mark Rutte.

Environ un millier de manifestants s'étaient mobilisés samedi devant le consulat de Rotterdam pour défendre la venue de la ministre de la Famille et avaient été dispersés par la police néerlandaise dans le courant de la nuit, à l'aide de chiens, de chevaux et de canons à eau.

La participation de ministres turcs à des meetings visant à promouvoir le vote "oui" lors du référendum du 16 avril auprès de la diaspora turque a donné lieu ces dernières semaines à des passes d'armes entre Ankara et plusieurs capitales européennes.

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