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13/03/2017 07:17 EDT | Actualisé 14/03/2018 01:12 EDT

Honduras : le président candidat à sa rélection, illégale selon l'opposition

Le président du Honduras Juan Orlando Hernandez a remporté dimanche la primaire de son parti pour la présidentielle de 2017, prévue en novembre prochain, une candidature illégale selon l'opposition.

M. Hernandez a largement devancé son rival du Parti national (PN, droite), Roberto Ramon, a annoncé le Tribunal électoral suprême (TSE).

Le candidat du Parti Libéral (PL, droite) sera Luis Zelaya, un universitaire qui s'est imposé face à l'économiste Gabriela Nuñez.

Côté opposition, Xiomara Castro, l'épouse de l'ex-président destitué en 2009 Manuel Zelaya, sera la candidate du parti Liberté et Refondation (Libre, gauche).

Dix-sept formations ont participé aux primaires de dimanche.

La Constitution du Honduras, en vigueur depuis 1982, interdit la réélection d'un président. Mais le PN --qui contrôle les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire-- soutient qu'une interprétation de la Constitution par la Cour suprême permettrait de passer outre.

L'opposition affirme que le pouvoir judiciaire n'a pas cette prérogative.

En décembre, des centaines de personnes avaient manifesté devant le siège du TSE contre la candidature de l'actuel président.

L'ancien président Manuel Zelaya avait été chassé en 2009 par un coup d'Etat militaire, soutenu par la droite et le monde des affaires, après s'être rapproché du Vénézuélien Hugo Chavez. Il avait notamment été accusé de vouloir amender la Constitution afin de briguer un second mandat.

L'actuel mandat du président, d'une durée de quatre ans, se termine le 27 janvier 2018, quand le vainqueur des élections de novembre 2017 entrera en fonctions.

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