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13/03/2017 06:26 EDT | Actualisé 14/03/2018 01:12 EDT

Conway admet ne pas avoir de preuves qu'Obama avait mis Trump sous écoute

WASHINGTON — Une des principales conseillères du président américain, Kellyanne Conway, a admis lundi n'avoir aucune preuve que l'administration Obama ait placé le président Trump Tower sous écoute électronique pendant la dernière campagne électorale, comme le prétend son patron.

Elle a plutôt évoqué des documents récemment mis en ligne par le site WikiLeaks concernant les tactiques d'espionnage du gouvernement pour laisser entendre que M. Obama aurait pu utiliser une autre méthode.

Ses commentaires ne feront probablement pas taire ceux qui dénoncent les propos de M. Trump sur Twitter plus tôt ce mois-ci. Le comité du renseignement de la Chambre des représentants a réclamé que la Maison-Blanche lui remette des preuves dès lundi.

Mme Conway a déclaré sur les ondes du réseau ABC qu'elle ne dispose pas des preuves en question, mais qu'elle est «très heureuse» que le comité ait décidé d'enquêter.

Elle a ensuite lancé sur Twitter que l'administration Trump commentera «après» l'enquête du Congrès.

Les détracteurs du président Trump dénoncent qu'il y aille d'affirmations aussi explosives sur Twitter sans fournir de preuves. Dimanche, le sénateur républicain de l'Arizona, John McCain, a demandé lui aussi au président de fournir des preuves qu'il a été placé sous écoute ou de se rétracter.

James Clapper, qui était directeur des renseignements nationaux sous M. Obama, a nié que l'équipe de M. Trump ait été placée sous écoute électronique.

La mise sous écoute électronique d'un citoyen américain ne peut se faire sans l'autorisation d'un tribunal, et M. Trump aurait accès à cette information en tant que président.