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13/03/2017 10:34 EDT | Actualisé 14/03/2018 01:12 EDT

Annonce de 325 millions $ : soupir de soulagement dans l’industrie des pêches

Pour des professionnels de l'industrie, l'investissement du gouvernement fédéral de 325 millions de dollars pour les pêches en Atlantique est un signe encourageant pour la vitalité du secteur.

« Dans les pêches, on a tellement eu de mauvaises nouvelles depuis de nombreuses années qu’on dirait que le vent commence à tourner », lance le consultant en pêches et directeur général de Fruits de mer McGraw, Gilles Thériault, au micro du Réveil Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement du Canada a annoncé vendredi la création d’un fonds de 325 millions de dollars mis en place pour faire croître et soutenir le secteur du poisson et des fruits de mer en Atlantique.

« D’après moi, c’est un signe de confiance que le gouvernement fédéral fait dans l’industrie des pêches de l’Atlantique. Il voit ça comme un domaine de potentiel de croissance. Bien sûr, c’est très encourageant non seulement pour l’industrie, mais aussi pour nos communautés côtières », ajoute M. Thériault.

Le ministre fédéral des Pêches et des Océans, Dominic Leblanc, a indiqué vendredi que le gouvernement fédéral espère ainsi créer plus d’emplois pour les pêcheurs de centaines de communautés côtières et autochtones dans les provinces de l’Atlantique.

Le gouvernement fait confiance à l’industrie des pêches! C’est rassurant. On voit le potentiel de l’industrie des pêches au lieu de le voir comme un fardeau.

Gilles Thériault, consultant en pêches

Place à l’innovation

Le consultant en pêches indique que beaucoup de défis accompagnent l’annonce de ce fonds, comme la réorganisation de l’industrie à Terre-Neuve qui fait face à la diminution des stocks de crabes des neiges et de crevettes, mais à une augmentation de la morue.

« Il est temps aussi de penser au renouvellement de notre flottille. On n’a pas trop eu de modernisation ces dernières années. [...] Il faut réorganiser et moderniser notre flottille pour pouvoir apporter des produits de meilleure qualité au quai », estime Gilles Thériault.

Celui-ci souhaite également que ce fonds serve à encourager l’innovation. « On va beaucoup encourager l’innovation et la modernisation au niveau de la transformation. Cela ne veut pas dire nécessairement automatisation et perte d’emploi. Notre objectif est de maintenir la main d’œuvre », poursuit M. Thériault.

Il faut encourager l’innovation en termes de produits et de valeur ajoutée.

Gilles Thériault, consultant en pêches

L’ouverture au marché européen, grâce à l’accord de libre-échange, est selon lui une étape cruciale pour la valorisation des produits des pêches de l’Atlantique à l’étranger. « Il y a un marché énorme pour nos produits à travers le monde. On est bien partis, mais il faut augmenter la cadence et modernisation la présentation de nos produits sur le marché mondial », conclut Gilles Thériault.