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09/03/2017 00:59 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

UE: la réélection de Tusk serait un "signe de stabilité" (Merkel)

La réélection de Donald Tusk à la tête du Conseil européen, farouchement contestée par le gouvernement polonais, serait "un signe de stabilité pour l'ensemble de l'Union européenne", a estimé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel.

"Aujourd'hui, nous allons prendre une décision quant à la réélection pour un nouveau mandat de deux ans et demi de Donald Tusk comme président du Conseil européen. Je considère sa réélection comme un signe de stabilité pour l'ensemble de l'Union européenne", a déclaré Mme Merkel lors d'un discours devant les députés allemands.

"Je me réjouis de poursuivre le travail avec lui", a ajouté la chancelière, alors que Varsovie, vent debout contre la candidature de l'ancien Premier ministre libéral polonais, a menacé jeudi de faire échouer le sommet de Bruxelles, si ce dernier vote sur cette question dans la journée.

La Première ministre polonaise, Beata Szydlo, reproche notamment à M. Tusk de s'être "personnellement impliqué" dans la vie politique de son pays et Varsovie a décidé de présenter son propre candidat à la succession de M. Tusk, l'eurodéputé Jacek Saryusz-Wolski. Ses chances d'être élu semblent toutefois nulles.

Dans sa déclaration au Bundestag (la chambre basse du Parlement allemand), traditionnelle avant chaque sommet européen, Angela Merkel a également mis en garde contre les tendances protectionnistes qui se font jour en Europe comme aux Etats-Unis, depuis l'élection de Donald Trump : "l'Europe doit préserver son ouverture au monde, et aussi justement en matière de politique commerciale", a-t-elle dit.

Évoquant la question de la politique migratoire de l'UE, Mme Merkel a estimé que l'Union avait "accompli sans aucun doute des progrès" et qu'elle travaillait pour progresser encore, toute en pointant "la situation des réfugiés sur les îles grecques (qui) continue à être insatisfaisante".

"Nous devons réformer le système d'asile, le rendre plus solidaire (...) Dans le domaine des expulsions, nous voulons également travailler de façon plus solidaire", a-t-elle encore dit, appelant à lutter contre les passeurs au moment "où chaque jour, nous avons des morts ou des blessés" en Méditerranée.

"Nous voulons mieux imbriquer, améliorer" la politique sécuritaire et de défense européenne, a-t-elle encore déclaré, insistant sur "la structure permanente de coopération qui figure dans le Traité de Lisbonne". "Chaque pays doit pouvoir y participer, sans toutefois y être contraint", a-t-elle insisté.

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